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Hockey sur glace
Il y a 60 ans, le HC Villars remportait le titre national

Michaël Bochatay, actuel président du HC Villars 1908, pose au Villars Palace devant des objets retraçant les heures glorieuses de son club.
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Troisième du championnat régulier de National League, le LHC a déjà réalisé un résultat inédit pour lui. Mais en remontant le cours du temps, l’histoire nous rappelle qu’il y a exactement soixante ans, le HC Villars triomphait sur la scène nationale en remportant son deuxième titre de champion de LNA de suite. Une autre époque où l’équipe était composée principalement de gars du village. Où les valeureux joueurs de champ ne portaient pas de casque.

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Ces titres ont été acquis sous l’impulsion de la richissime Janine Potin, héritière et veuve de Jean Potin, lui-même petit-fils de Félix, créateur de l’enseigne Félix Potin. Jusqu’à la disparition de la marque en 1995, ces célèbres magasins (il y en avait encore 1300 en 1980) faisaient partie des géants de la distribution en France.

Madame Potin, qui possédait un chalet à Villars, était la mécène du club vaudois. Elle a aussi soutenu les clubs de Chamonix, de Grenoble et de Boulogne-Billancourt. Pour la petite histoire, son fils Philippe sera même président de la fédération française des sports de glace, dans les années 60.

Match entre les équipes de Villars et de Davos. À gauche, le buteur vaudois Roger Chappot.

Ainsi, c’est Janine Potin qui est à l’origine de la patinoire actuelle de Villars. Il s’agissait de la première arène artificielle et couverte de Suisse! Auparavant, le club local évoluait sur la glace naturelle du Palace. La multimillionnaire a par la suite attiré la légende Gaston Pelletier. Sous son égide, Villars passera en deux ans de la 1re ligue à la LNA. Il sera champion en 1963 en étant néopromu et confirmera son titre l’année suivante.

Les joueurs de l’époque se nomment Chappot, Piller, Würsten, Luisier, Pousaz, Berra, pour n’en citer que quelques-uns. Ils évoluaient devant 4000 spectateurs.

Boules de neige et cailloux

Il y a dix ans, le regretté Daniel Piller racontait dans ces colonnes la vista du HC Villars de cette époque. «Villars était une équipe jeune, très rapide. À Viège notamment, je me suis retrouvé face à des joueurs de l’équipe nationale. On allait trop vite pour eux, ils n’arrivaient pas à nous suivre. Alors, ils frappaient.»

Les regrettés Roger Chappot et Daniel Piller.

En l’absence de plexiglas autour des patinoires, les supporters d’Ambri ou de Viège leur balançaient des boules de neige et des cailloux en plein match. «Les fans accoudés à la bande nous retenaient au passage», racontait Roger Chappot, le buteur de l’équipe, décédé en 2020 du Covid.

À part des souvenirs, que reste-t-il de ces heures de gloires villardoues? Il existe bien un endroit qui retrace ces instants magiques. «Au bar du Villars Palace, des étagères rappellent tous les sports à Villars, explique Michaël Bochatay, président et attaquant du HC Villars 1908. Notamment des médailles et des équipements d'anciens champions de Suisse, ainsi que des trophées. Pas mal d'autres coupes se trouvent dans des cartons. On aimerait bien avoir une salle pour les exposer.» Faute d’un lieu pour mettre en valeur ces vestiges et de bénévoles pour s'en occuper, ce petit musée du hockey consacré au HC Villars n’a jamais vu le jour.

Michael Bochatay rêve d’un petit musée consacré au HC Villars.

Dans la station des Alpes vaudoises, le hockey sur glace demeure une tradition. Le HC Villars est l'un des clubs fondateurs de la Ligue suisse de hockey. «Notre village est encore voué au hockey, témoigne Michaël Bochatay. Lors de notre dernier match de 2e ligue, il devait y avoir 1500 spectateurs présents. Les fidèles inculquent l’esprit des lieux à leur descendance. On sent qu'il y a un amour du hockey sur glace qui demeure dans la région.»

Histoire de famille

Tous les joueurs portant le maillot du HC Villars savent qu'il y a un historique derrière ce club. Cela reste une fierté pour Michaël Bochatay. «Nous sommes l'un des seuls clubs romands à avoir remporté des titres nationaux, rappelle l’ancien joueur du LHC et de La Chaux-de-Fonds. Pour moi, c'est aussi une histoire de famille. Mon grand-papa, Eugène Bonzon, est une ancienne personnalité du club. Il était dans l'encadrement de l'équipe championne de Suisse, lui-même a joué en 1re ligue et en LNB. C'est pour cela que je m'investis autant. Le HC Villars fait partie de mon ADN.»

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Parmi les spectateurs actuels, certains ont vécu l'épopée des années 60. «Notre chef matériel Sylvain Kohli en fait partie, ma maman y était aussi, note le président. Ces matches de hockey sont restés dans les mémoires.»

Gaston Pelletier, Roger Chappot, Jo et Daniel Piller, Jacques Pousaz et les autres héros du club ont à tout jamais gagné le cœur des Villardous.