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AboHommage à la diva soul
Des photos inédites et des extraits du journal d’Amy Winehouse dévoilés

Voici une photo publiée sur «X» par le compte Amy Winehouse Brasil.
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Il y a de ces voix uniques, irremplaçables, inégalables. Celle d’Amy Winehouse en était. Un timbre empreint de sonorités soul et jazz, s’aventurant aussi bien dans de ténébreux graves que d’aigus ô combien affirmés. C’est par ce talent brut de la chanteuse, diva soul et compositrice hors pair, que les mémoires restent marquées, encore douze ans après sa mort, le 23 juillet 2011.

À l’aube de son anniversaire – l’artiste aurait fêté ses 40 ans le 14 septembre –, la famille d’Amy Winehouse s’apprête à publier un nouveau livre la concernant. Son titre, succinct, en dit long. «Amy Winehouse – In Her Words». C’est dire si l’interprète de «Rehab» n’a eu que peu voix au chapitre, assaillie de toutes parts par les tabloïds, ses faits et gestes scrutés et commentés. Et ce alors même que sa santé mentale (comme physique) se désagrégeait, aux yeux de tous. Des yeux parfois emplis d’une fascination morbide, observant, juste là, la chute d’une icône.

«La vraie Amy»

Dans ce nouvel ouvrage, disponible le 31 août, figure une myriade de photos inédites et d’extraits de journaux intimes, écrits de la main de la chanteuse. Mitch et Janis Winehouse, les parents de la diva, signent la préface de l’ouvrage. Bien que de nombreuses interrogations persistent au sujet de sa disparition, même plus d’une décennie après – nul ne connaît les origines de son mal-être existentiel, ni ce qu’elle fuyait en se laissant engloutir par les drogues – son père tenait à rétablir une forme de vérité. Sans faire abstraction des addictions dont elle était prisonnière, mais en livrant un portrait plus nuancé de sa fille.

«La plupart des gens ne veulent pas savoir qui je suis, ils se contentent de penser que je suis la cinglée de la classe», a écrit la chanteuse dans son journal intime. 

C’est en tout cas ce qu’il laissait entendre dans les colonnes de «People», le 20 août. «Nous avons toujours voulu que le monde connaisse la vraie Amy, d’où elle venait et ce qui la passionnait», confiait-il, quand bien même de nombreux fans nourrissent encore une méfiance à son égard. Comme le documentaire «Amy» (2015) l’insinuait, Mitch Winehouse l’aurait longtemps empêchée de se rendre en cure de désintoxication, l’incitant à se produire sur scène en faisant fi de son épuisement.

«Peu de gens me connaissent vraiment»

«Amy Winehouse – In Her Words» ravive l’image de la chanteuse à ses débuts, regard espiègle et sourire mutin. Il comporte de nombreuses photos inédites des premières années de la chanteuse. On peut l’y voir, guitare électrique en mains, hilare sur la scène du Jazz Cafe de Londres, ou bien s’attelant à appliquer méticuleusement son épais trait d’eye-liner signature. Il y a aussi ces instants gorgés d’innocence où elle apparaît bébé, âgée de quelques mois seulement, blottie contre sa mère, Janis. Ou bien auprès d’Alex, son frère, tous deux vêtus de leur uniforme d’école, les joues teintées du soleil de septembre et d’une fierté évidente.

Puis vient l’adolescence, et ses questions existentielles retranscrites dans ses journaux. «Je peux paraître un peu excentrique et bruyante, bizarre aussi, mais c’est parce que peu de gens me connaissent vraiment. La plupart des gens ne veulent pas savoir qui je suis, ils se contentent de penser que je suis la cinglée de la classe. […] Pourquoi suis-je si différente à l’école de ce que je suis à la maison?» y inscrit-elle, la plume exsangue. Et ne cesse de renchérir, au gré des pages jaunies par le temps: «Y a-t-il quelqu’un d’aussi fou que moi?»

La musique, une issue salvatrice

Les réponses, elle les trouvera dans la musique, art qui s’est «infiltré sans effort dans [sa] conscience», à en croire ses parents. «Elle pouvait réciter des paroles et chanter des airs après avoir entendu une chanson peut-être une ou deux fois», se souviennent-ils. Une passion, vive, intarissable, dont sa grand-mère Cynthia avait semé les premières graines. Chez cette dernière, Amy «[était] entourée de musique jazz: de Frank Sinatra à Ella Fitzgerald en passant par Sarah Vaughan. Et à la maison, elle interprétait des chansons de la comédie musicale «Mary Poppins» ou des hymnes juifs que nous lui avions appris», poursuivent-ils. Car c’est bien cela qu’était Amy Winehouse: une artiste. Pas une âme perdue, ni un corps captif. C’est cette dimension que l’ouvrage entend mettre en avant pour la postérité.

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