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Sports motorisésHubert Auriol, légende du Dakar, est décédé

Au lendemain de la journée de repos, la caravane du Dakar est sous le choc: on a appris dimanche matin que Hubert Auriol, l’une des légendes de la course, nous avait quittés.

Hubert Auriol, le «boss», en 2001. (Photo by Cellou DIALLO / AFP)
Hubert Auriol, le «boss», en 2001. (Photo by Cellou DIALLO / AFP)
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Il sera pour toujours «Hubert l’Africain»: le Français Hubert Auriol, triple vainqueur de l’épreuve, puis directeur du rallye pendant neuf ans, est décédé ce matin, à l’âge de 68 ans, dans un hôpital français. Selon sa famille, Hubert, vainqueur notamment à moto en 1981 et 1983, a été victime «d’un accident cardio-vasculaire, suite à un long combat contre la maladie.»

Tout le monde se souvient de son duel avec Cyril Neveu en 1987, lorsque, à la veille de l’arrivée à Dakar, il s’était fracturé les deux chevilles, terminant l’étape malgré la douleur. Après cet accident, il s’était tourné vers l’automobile, remportant son troisième succès en 1992, au volant d’une Mitsubishi. Il était ainsi devenu le premier vainqueur à la fois sur deux et sur quatre roues de la célèbre épreuve.

Peterhansel toujours placé

Il n’a toujours pas gagné d’étape sur ce Dakar 2021, mais Stéphane Peterhansel (Mini) fait encore la bonne affaire de la journée, en augmentant son avance sur le Qatari Nasser Al-Attiyah (Toyota) de 2 minutes (nouvel écart, 7’53). Après son gros souci technique de vendredi – le nonuple champion du monde WRC n’est arrivé au bivouac qu’au milieu de la nuit – Sébastien Loeb a encore connu des soucis techniques ce dimanche (un moyeu cassé à une trentaine de kilomètres de l’arrivée).Moto: leader pour 1 seconde!

Peterhansel et sa Mini dans les dunes. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)
Peterhansel et sa Mini dans les dunes. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)
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C’est un peu comme s’ils avaient fait tout cela... pour rien: au terme d’une journée marquée par un doublé Honda (victoire de l’Américain Ricky Brabec, encore tenant du titre), son équipier chilien Nacho Cornejo s’empare de la tête du classement général avec... une seconde d’avance sur l’Australien Toby Price (KTM).

Brabeck-Letmathe, le sage

La journée de repos, samedi, a été vécue différemment par la délégation suisse. Nicolas Brabeck-Letmathe, 21e du classement des SSV, disait tout le plaisir qu’il éprouvait dans son nouveau défi sur quatre roues: «Vendredi soir, j’étais vraiment fatigué, mais il est certain que par rapport à mes expériences à moto, le Dakar en buggy est moins extrême, si l’on sait raison garder. La clef, c’est de ménager le plus possible le véhicule, notamment dans les passages pierreux. Vendredi, certains adversaires nous ont dépassé à cinq reprises, mais nous les reprenions parce qu’ils étaient en panne un peu plus loin», expliquait le Lausannois, qui a encore réussi une solide première partie de l’étape marathon, malgré une crevaison.

Gonzalez: finir à tout prix

Après un début de rallye renversant, le Genevois Vincent Gonzalez est plus que jamais décidé à terminer l’épreuve: «Lors de cette fameuse première étape, quand bien même j’avais annoncé que je serais prudent, je me suis pris au jeu, une roue est sortie de l’ornière et nous avons fait un triple tonneau», explique Gonzalez. Qui a profité de la journée de repos pour recevoir les soins d’un ostéopathe. Après l’accident, sachant que, désormais, il ne fallait plus penser à un classement général, a-t-il hésité à poursuivre? «Jamais! La première pensée qui nous est venue après le choc, c’était: il faut réparer le plus rapidement possible pour rejoindre le bivouac dans les temps. Dès le lendemain, la course reprenait, avec juste une petite crainte supplémentaire: ne pas casser de pièces.»

On sait depuis longtemps qu’elle crée la bonne humeur, voici que la fondue donne des ailes: samedi, Cyril Despres et Mike Horn n’ont pas hésité à venir partager la fondue du team Rebellion et ce dimanche, l’ancien multiple vainqueur à moto et l’aventurier de Château-d’Oex signent le septième chrono de l’étape, ils sont treizièmes au général. Bonne journée aussi pour le pilote-constructeur du buggy Rebellion, Romain Dumas (23e), alors que le patron, Alexandre Pesci termine l’étape au 41e rang.

Lundi, deuxième partie de l’étape-marathon, 709 km (375 de spéciale) entre Sakaka et Neom, au bord de la Mer Rouge.