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ÉditorialIl est facile de retrouver notre liberté

Ce vendredi, journalistes et internautes étaient tout ouïe pour savoir à quelles nouvelles normes il faudra désormais se plier. Voilà sept mois qu’on nous appelle tous à la prudence, à la discipline, à l’obéissance. Et qu’on se rue sur ces séances d’information. Certes, les restrictions varient au gré des annonces, pas toujours très cohérentes et claires.

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À l’inverse les gestes essentiels sont eux toujours les mêmes et archisimples: garder ses distances, porter un masque (propre et efficace), se désinfecter les mains, s’isoler en cas de suspicionTout le monde a entendu et vu le message. Mais il n’a visiblement pas été bien reçu. Le nombre d’hospitalisations est le même qu’à la veille du semi-confinement, en mars.

«Tant que les hôpitaux se rempliront de malades du Covid, la liberté de chacun sera partiellement confisquée»

Alors les autorités serrent encore un peu la vis. Elles nous offrent le choix d’un changement de comportement avant un éventuel nouveau (semi-)confinement. Et avant de saigner à blanc des pans entiers de l’économie… Mais surtout, elles répètent la nécessité des gestes barrières.

Qu’on apprécie ou pas, qu’on soit usé ou stoïque, qu’on soit sceptique ou confiant n’y change absolument rien: tant que les hôpitaux se rempliront de malades du Covid, la liberté de chacun sera partiellement confisquée.

À moyen terme, ça n’a rien d’agréable pour soi ni de sain pour la société. Mais un peu de patience et de discipline n’a jamais tué personne. Alors que cette maladie tue. Alors que les lieux de culture, de divertissement et les commerces luttent pour ne pas fermer leurs portes définitivement.

Personne ne sait vraiment à quel point cette pandémie peut bouleverser sa vie. Mais tout le monde sait comment s’en protéger. Aujourd’hui bien plus qu’il y a sept mois. Alors faisons tout pour regagner notre liberté. Elle aura encore meilleur goût si nous l’avons reconquise à la force de la solidarité.

32 commentaires
    Chaplin

    Pas de questionnement politique, scientifique ou statistique, juste un suivisme de base de la parole de l’Etat, après la crise, parce qu’il y aura une fin, des comptes seront à rendre au peuple et aux lecteurs.

    Pour moi un Édito est la base du journalisme, il doit renseigner, informer, enquêter et ne pas se transformer en simple porte parole du gouvernement, tout cela en rajoutant des grands titres racoleurs amplifiant, si cela était nécessaire, la peur dans la population.

    En tant que 4e pouvoir la presse et donc le 24Heures a le devoir de jouer son rôle politique critique.

    Le fait que la presse ne joue pas ce rôle a pour conséquence induite l’ampleur que prennent les mouvement complotiste qui se pose en lanceurs d’alertes avisés propageant la vérité .... enfin leur vérité pathétique et parano pour la plupart.

    Un peu de courage, vous pouvez le faire !