Passer au contenu principal

Publication originaleIl livre ses bêtises scolaires et s’offre un joli succès

Enfant de Payerne, Thierry Romanens a dû faire réimprimer le recueil de ses pitreries d’antan.

Plutôt bon élève jusqu’à son arrivée au collège du Château, à Payerne, Thierry Romanens dit s’être transformé en cancre par la suite et a couché ses pitreries de l’époque dans un petit recueil.
Plutôt bon élève jusqu’à son arrivée au collège du Château, à Payerne, Thierry Romanens dit s’être transformé en cancre par la suite et a couché ses pitreries de l’époque dans un petit recueil.
DR

«La patronne de la librairie m’avait dit d’emblée d’en imprimer au moins 200 exemplaires. Je n’y croyais pas trop, donc j’en avais commandé la moitié.» Enfant de Payerne, Thierry Romanens vient de recevoir une nouvelle série de son livre «De Payerne à Payerne», disponible à la librairie Page 2016, dans des offices du tourisme régionaux ou au Cochon d’Or. Le petit recueil de l’électronicien de 54 ans conte ses pitreries scolaires de l’époque.

Et l’ouvrage se taille un joli succès régional. «J’en ai écoulé plus d’une centaine. À titre de comparaison, le dernier Dicker en est à un peu plus de 360», relate Anne-Françoise Koch, patronne de la librairie. Nombre de Broyards peuvent se reconnaître dans cet ouvrage illustré par Jennifer Van Nieuwenhuyze, belle-fille de l’auteur, qui l’a fait imprimer en Suisse. Thierry Romanens y décrit d’anciens enseignants comme Tonton, «prof à l’ancienne, coups de pied au cul, lancer de frottoir (…). Ses mots fétiches: topio, bofio et pistolet.»

Discours cru

Dans un discours parfois cru – «c’est écrit comme je parle» –, pitreries scolaires, maquillage de vélomoteurs, vols de pièces de boguets ou escapades en ville font l’objet de petites histoires dont les Payernois se délectent. «Je n’ai rien écrit d’exceptionnel, j’ai simplement relaté les conneries qu’on faisait à l’époque. Je dis volontiers que nos enfants sont cons, mais avec le recul je constate qu’on l’était aussi. Et certainement que nos parents l’étaient», sourit celui qui vit désormais à Dompierre.

«Je dis volontiers que nos enfants sont cons, mais avec le recul, je constate qu’on l’était aussi. Et certainement que nos parents l’étaient»

Thierry Romanens

C’est justement lors de son déménagement dans ce village qu’il est retombé sur un calepin vieux de 25 ans, où il avait collecté ses crasses. «Mon amie l’a regardé et m’a incité à le publier», conclut-il. Une impression prévue pour la famille et les amis, mais qui finalement en séduit davantage.