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Livres à mettre sous le sapinIl n’y a pas que le (très bon) Goncourt à offrir

Si les romans primés rallient en masse, d’autres alternatives offrent un riche potentiel de séduction.

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En panne d’idées de cadeaux à offrir à quelques jours des Fêtes? Les libraires ont de quoi stimuler les esprits les plus paresseux. Quelques pistes à suivre dans les rayonnages…

Littérature suisse

PATRIMOINE Du Zurichois Gottfried Keller, l’on connait surtout en français les romans «Henri le Vert» et «Martin Salander». Avec «Les gens de Seldwyla», le contemporain de Flaubert a pourtant livré un monument littéraire, que Nietzsche considérait comme «un trésor de la prose allemande». Pour la première fois, ce classique est disponible en français dans son intégralité, dans une nouvelle traduction de Lionel Felchlin.

Dix nouvelles d’un autre temps.
Dix nouvelles d’un autre temps.
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Écrites entre 1856 et 1874, les dix nouvelles évoquent évidemment un autre temps. Mais l’auteur touche à l’intemporel des relations humaines, dans un art de la narration qui happe, et avec une ironie qui ravit. Dans ce qui arrive à ces habitants de la ville imaginaire d’une Seldwyla à l’organisation sociale originale se dessine aussi les préoccupations futures sur le vivre ensemble. Caroline Rieder

«Les gens de Seldwyla», Éd. Zoé, 650 p. 

Mais encore…

Récits au sommet Laurence Boissier propulse une citadine en randonnée, dans les pas d’un guide qui retrace en 9 jours la formation des Alpes. Le récit enchanteur tricote avec humour petits et hauts faits. («Histoire d’un soulèvement», Art et fictions) – (cr)

Amour et frontières Thomas Flahaut déploie dans une langue forte le destin d’enfants d’ouvriers, de retour le temps d’un été dans leur Montbéliard natale. Une histoire d’amour sur fond de travail à l’usine en Suisse voisine, et d’héritage social. («Les nuits d’été», L’Olivier). – (cr)

Littérature de prix

GONCOURT Foutraque de la manipulation au sein de l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle), Hervé Le Tellier a sans doute partagé sa victoire avec le fantôme de George Pérec. Car «L’anomalie» trimballe une cargaison de multiples bagages. Et pas seulement parce que le titre signale un dérèglement spatio-temporel quand un avion se rematérialise, porteur de passagers clonés sur ceux qui ont atterri trois mois auparavant.

Hervé Le Tellier, merveilleux fantaisiste haut perché en littérature, prix Goncourt atypique 2020!
Hervé Le Tellier, merveilleux fantaisiste haut perché en littérature, prix Goncourt atypique 2020!
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En cette édition perturbée du Goncourt, ce texte farceur comme un devoir de potache, voire feuilletonesque, sentimental ou tragique suivant les chapitres, tombait du ciel sur un jury en nouvelle formation. Même privé de Virginie Despentes et Bernard Pivot, le jury a su trancher, délaissant des opportunités plus évidentes, de militantisme Me#Too en classicisme mythologique.

Le cru, jubilatoire, puise dans le potentiel des mondes virtuels avec l’élégance des écrivains de toujours, se régénère dans les genres les plus divers, du polar au roman-photo. Sur le vol au-dessus d’un nid de coucous du commandant Le Tellier figure un écrivain. Ce Victor Miesel malgré des ventes confidentielles, reste persuadé que la désillusion ne signifie jamais l’échec. La preuve. C. LE

«L’anomalie», d’Hervé Le Tellier, Éd. Gallimard, 336 p.

Mais encore…

Saga au Renaudot Frappé de polémique quant à sa légitimité, le Renaudot sacre la pâte humaine pétrie par une prof inconnue, Marie-Hélène Laffont dans la conventionnellement émouvante «Histoire du fils». (Éd. Buchet-Chastel) – (cle)

Manifeste au Femina Serge Joncour sait parler d’amour et du monde. «Nature humaine» conjugue ruralité déliquescente et passion qui s’obsède dans le Sud-Ouest. Beau et âpre, le texte n’enjolive pas mais cogne. (Éd. Flammarion) – (cle)

Essais

HUMOUR Difficile de nos jours, d’imaginer le bal tragique à Collombey de 1970, le slip kangourou du Gros Dégueulasse de Reiser en étendard, les bâfrées de graisse d’oie de Maïté à la télé, Coluche président ou le ministère du Temps libre créé par Mitterrand en 1981. Pourtant relèvent les recenseurs de ce brassage sociétal des années 70-80, Pierre Desproges râlait déjà: «Avant on pouvait tout dire».

Coluche, un doux monstre d’incorrection.
Coluche, un doux monstre d’incorrection.
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Leur catalogue anarchique de scandales réjouissants et de censures surréalistes dans cette «déconnade prodigieuse» se veut pédagogique. Kervern et Delépine officient en experts du septième art déjanté, Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo explore les arcanes de la liberté d’expression, etc.

À noter, selon l’avis de François Cavanna à Nicolas Bedos, l’insolence bien appliquée ne doit jamais se confondre avec la méchanceté. De là… C. LE.

«Incorrect», collectif, Éd. Cherche Midi

Mais encore…

Vigarello, infatigable Le sociologue scrute le stress de nos ancêtres à nos jours. Burn-out, charge mentale etc. médiatisent le labeur d’antan. Soit la perception de la fatigue comme indicateur de son époque. Passionnant et… déculpabilisant. («Histoire de la fatigue», Éd. Seuil – (cle)

Adler, observatrice La femme de lettres et de radio poursuit son combat égalitaire en décryptant les corps des femmes vus par les artistes qui longtemps les surexposent en déesse, putain, vierge ou virago. Puis vinrent Courbet et Manet… («Le corps des femmes», Éd. Albin Michel) – (cle)

Littérature policière

ÉRUDITION L’Américain Dan Simmons ne cache pas détester les toquades littéraires, lui qui se rallie au mot d’Oscar Wilde: «Dans les temps anciens, les livres étaient écrits par des hommes de lettres et lus par le public. Aujourd’hui, les livres sont écrits par le public et lus par personne.»

Dès «Les Cantos d’Hypérion», son monumental triomphe de 1989, ce conteur né mêlait le poète Keats et la S. F. avec une virtuosité racée. Ici, il fait se rencontrer Sherlock Holmes et Henry James en fâcheuse posture. En effet, le détective britannique est alors supposé mort lors à Reichenbach en plein Oberland bernois, tandis que son distingué compagnon, membre de la société huppée américaine, s’apprête, lui, à sauter d’un pont. Et de les embarquer pour une enquête sur la mort d’une riche héritière à Chicago.

La passionnante rencontre de Sherlock Holmes et Henry James… qui est le plus réel des deux?
La passionnante rencontre de Sherlock Holmes et Henry James… qui est le plus réel des deux?
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Le suicide plane sur ce roman jouissif où les pistes se brouillent entre réalité et fiction, flou pimenté de fantasmes de ronchons célibataires. Ainsi observe James, Sherlock a-t-il vraiment existé? Et de pointer des incohérences dans sa légende. D’ailleurs, Holmes qui se pique avec la régularité d’un junkie et se balade tout nu face à lui, ne cesse de l’intriguer.  C. LE

«Le cinquième cœur», Éd. Robert Laffont

Mais encore…

Incardona piste le fric Joseph Incardona interroge dans une ample tragédie le pouvoir de l’argent, à la fin des années 80. Un chassé-croisé mordant et haletant entre deux arrivistes qui trouvent l’amour mais veulent plus, banquiers de haut vol et truands. («La soustraction des possibles», Éd. Finitude) – (cr)

Voltenauer à la mine Sûr «d’avoir assez trucidé à Gryon», Marc Voltenauer déporte son inspecteur Auer dans les mines de Bex. Avec une prise d’otages par un mystérieux Charlot qui cite Chaplin et la Bible. («Les protégés de sainte Kinga», Éd. Slatkine). – (cle)

Biographie

Colossal Churchill Auteur d’une vie de Napoléon, Andrew Robert s’attaque au monument Churchill. Le colosse (1874-1965) a déjà été scruté sur plus de mille biographies, sans compter la sienne en six volumes. Pourtant, l’historien britannique déduit une thèse plus rare de documents inédits, comme les rapports hebdomadaires avec le roi George VI.

Une biographie hors du commun pour un Churchill qui ne le fut pas moins.
Une biographie hors du commun pour un Churchill qui ne le fut pas moins.
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Selon lui, celui qui allait devenir l’un des plus énormes hommes d’État du XXe s. a construit sa stature durant ses vingt-cinq premières années. Si les fées les plus chics se sont penchées sur son berceau, le jeune Winston affronte alors le mépris d’un père ministre, la vanité d’une mère américaine très peu victorienne. Même guidé par la main du destin, Churchill pleurait beaucoup. L’histoire ne manqua pas ensuite de lui en donner l’occasion.  C. LE

«Churchill», Andrew Roberts, Éd. Perrin, 1340 p.

Mishima morbide En 1970, deux ans après que Mishima se soit fait seppuku (et pour s’assurer du final, ait demandé à un cadet de l’armée de lui trancher le cou), John Nathan, universitaire californien émérite, remonte le fil.

Réédition d’un classique toujours d’actualité.
Réédition d’un classique toujours d’actualité.
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Cette biographie, toujours jugée angulaire à la compréhension du dramaturge, est augmentée d’une préface passionnante. L’auteur y confie soulagement et perplexité. Un demi-siècle après parution, l’octogénaire regrette ainsi des suppressions dans le texte original, notamment sa suspicion que Mishima confie son homosexualité à sa future épouse, ou sa négligence de textes qui semblaient alors mineurs. D’avoir pu côtoyer ce monstre de complexité érotique et morbide garde pourtant un parfum unique. Comme un œillet pourrissant en boutonnière.  C. LE

«Mishima», John Nathan, Éd. Gallimard, 352 p.

Multiple Plissetski Du goulag aux plus grandes scènes du monde, Azari Plissetski a vécu mille vies. Ce danseur d’exception, chorégraphe et professeur international, n’a pas peur du temps qui passe. À 83 ans, naturalisé suisse, il continue d’enseigner, au Béjart Ballet Lausanne et ailleurs. Il a six mois lorsque son père est exécuté comme «traître à la patrie», huit quand sa mère qui l’allaite encore est arrêtée à son tour et envoyée au goulag. La famille Plissetski-Messerer ne compte que des artistes. À commencer par le chorégraphe du Bolchoï Assaf Messerer, sa sœur Sulamith, autre professeur de légende et leur nièce Maïa Plissetskaya, la prima ballerina assoluta. C’est cette famille hors norme et sa propre carrière qu’Azari raconte avec vivacité. J.P.P.

«Ma Vie dans le ballet – l’histoire de la famille Plissetski-Messerer», Azari Plissetski, Macha Publishing, 384 p.

La somme des récits de voyage de Sylvain Tesson: l’évasion garantie!
La somme des récits de voyage de Sylvain Tesson: l’évasion garantie!
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Pendulaire Tesson Avec sa belle gueule désormais cassée, le rugueux Sylvain Tesson échographie le monde dans un sondage perpétuel, qu’il s’agisse du voyage immobile de l’écriture ou de l’exploration de «terra incognita». Dans chaque cas, «il faut tenir sa vie à sa culotte», scotché à l’élastique de convictions propres à muer au contact de l’autre.

À pied, cheval, bicyclette, des plaines de Mongolie aux steppes de l’Asie centrale, le paysage vibre, l’homme encaisse la résonance. «L’énergie vagabonde, c’est la traversée de l’éphémère, perpétuellement renouvelé. Je crois aux vertus de la tangente.» En ces temps repliés, difficile de résister à cette débauche de récits, composites de calepins de voyage filtrés par une plume virtuose. Celle de l’aigle à la solitude souveraine.  C. LE

«L’énergie vagabonde» Sylvain Tesson, Éd. Laffont/Bouquins, 1418 p.

Maritime Ofaire L’historien Charles Linsmayer exhume le journal de Cilette Ofaire (1891-1964), qu’il documente d’une biographie. Après avoir été publiée en 1940, la Neuchâteloise de Couvet était tombée dans l’oubli malgré un destin et un talent à l’envergure d’une Ella Maillart. À bord de l’Ismé, un yacht à vapeur de 59 tonnes dont elle s’autoproclame capitaine, l’aventurière navigue de La Rochelle à Ibiza. Se dressant contre les éléments océaniques, comme politiques en pleine guerre d’Espagne, la délurée lutte contre la barbarie des temps autant qu’elle défie les mœurs corsetées. Femme, écrivain, amiral de sa destinée, cette excentrique disait écrire pour partager «la pure matière humaine de ses rencontres». Ne pas la laisser à quai. C. LE

«L’Ismé», Cilette Ofaire, postface de Charles Linsmayer, Éd. L’Aire, 544 p.

Battant Mamadou Sow Un récit touchant et plein de courage, en forme d’abécédaire. Dans ce livre qui se picore ou se lit d’une traite, il y a «A comme Afrique», «B comme Bras», «N comme Navire/Nuit» ou encore «V comme Val d’Aoste». Mais surtout «R comme Raconter». C’est ce que fait Mamadou Sow, un Guinéen de 23 ans qui raconte avec une force mentale hors du commun son parcours de migrant. Malgré la polio qui l’a paralysé dès l’enfance, le jeune homme a trouvé la force de l’ingéniosité pour mettre fin à la mendicité qui était son quotidien puis, poussé par les événements politiques de son pays et l’espoir de se faire appareiller ses jambes inertes, à rallier à la seule force de ses bras l’Italie à travers la Libye et la Méditerranée. Un témoignage stimulant.  G. CO.

«La route à bout de bras», Mamadou Sow, propos recueillis par Élisabeth Zurbriggen, Éd. Migrilude, 90 p.

Beau livre

Et encore des beaux livres…

Taschen à prix d’ami L’éditeur allemand Taschen a toujours investi dans la quête iconographique et documentaire la plus sophistiquée, quitte à en payer le prix. Alors que ses collectors sont courus avant même d’être lus, la maison fête son jubilé en démocratisant 40 des titres phares de son catalogue. Autant de bougies à souffler avec Toutânkhamon ou Mickey Mouse, le photographe expérimental Wolfgang Tillmans ou les superhéros Marvel, Bruegel ou Basquiat, les frères Grimm ou Wei Wei.

Taschen réédite en mini format 40 de ses titres phare, et à prix d’ami! C’est cadeau…
Taschen réédite en mini format 40 de ses titres phare, et à prix d’ami! C’est cadeau…
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Ici, les horizons semblent sans limite. Car Benedikt Taschen, expert en BD à l’origine, n’ambitionnait que de populariser des trésors en fondant sa maison à Cologne en 1980. Son concept? Des thèmes peu fréquentés comme la communauté queer, une dominante d’images, des textes courts et trilingues. De gros tirages l’autorisent à vendre bon marché.

Très vite cependant, ce jusqu’au-boutiste est tenté par des projets hors normes. Ainsi, Taschen éditera «GOAT2» sur Mohamed Ali pour un round record à 12’500 $, à poids égal avec «Sumo» sur le photographe Helmut Newton. Dans la collection T40 se niche «Araki», publié à l’origine en version limitée à 2500 $ l’exemplaire et désormais disponible en fac-similé parfait pour 25 fr. Du sublime à prix bradé, comme au bon vieux temps! Cécile Lecoultre

www.taschen.com

Hier colorisé Après «Notre histoire en couleurs» qui révélait la France avec une force de frappe chromatique inédite, les campagnes d’autrefois repiquent un grain étrangement proche avec le même procédé. Sur le plan cinématographique, l’opération tient du sacrilège mais devient miraculeuse en terrain ethnographique.

La France noir et blanc de jadis reprend des couleurs avec Jean-Baptiste Moriceau.
La France noir et blanc de jadis reprend des couleurs avec Jean-Baptiste Moriceau.
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Au contraire de Varda ou Depardon qui magnifient la ruralité en noir-blanc, Jean-Baptiste Moriceau colorie la mue des campagnes pressées par la mécanisation industrielle, de 1880 à 1960. Mais avant cette révolution, il s’agit ici de tuer le cochon, retourner les carpettes de lin, survivre à la guerre et trinquer à la paix pendant la foire. Un demi-siècle a passé, c’était hier. En cette ère de réflexion écologique, ça inspire.  C. LE

«Les couleurs de nos campagnes», Jean-Baptiste Moriceau,, Éd. Les Arènes, 230 p.

Un livre d’histoires de livres L’art n’aime pas les cases, préférant s’oxygéner au grand air de la création. Ainsi les peintres sont parfois écrivains et les auteurs parfois illustrateurs. Un mariage de disciplines qui se scelle souvent dans un livre de peintre dont les racines modernes prennent, au début du XIXe siècle, avec Eugène Delacroix qui regardait Faust droit dans les yeux, dans une suite d’estampes. La série sera éditée avec une version du «Faust» de Goethe – un vrai-faux livre de peintre puisque l’artiste ne s’est pas directement inspiré du texte du poète allemand.

Le neurologue et bibliophile Julien Bogousslavsky décrypte un siècle de livres d’art.
Le neurologue et bibliophile Julien Bogousslavsky décrypte un siècle de livres d’art.
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C’est Julien Bogousslavsky, éminent neurologue et bibliophile averti, qui lève le voile dans «De Delacroix aux Surréalistes, un siècle de livres». Une somme de bonheurs impossibles à résumer, tant ils s’additionnent au cours de ce périple inédit. L’auteur brasse large et, d’une histoire, il tire de multiples ficelles savantes. On y vit la Grande Guerre dans la correspondance illustrée d’un médecin, futur grand collectionneur de Picasso comme on croise Victor Hugo explorant les techniques du dessin ou Louis Soutter en enlumineur. Les chapitres sont courts, richement illustrés, la scène suisse y est très présente. Aucune excuse donc de ne pas avoir ce bel objet dans sa bibliothèque. F.M.H.

«De Delacroix aux Surréalistes, un siècle de livres», Julien Bogousslavsky, Éd. Ides et Calendes, 360 p.

Art en bulles Une fille, un garçon et leur grand-père. Ces trois personnages attachants constituent le fil conducteur de ce livre très bien ficelé, qui raconte, en bande dessinée, et en toute simplicité, l’histoire de l’art. L’intégrale, donc, de la préhistoire à l’art moderne, ce qui représente tout de même une traversée de quelques siècles. Comment tenir en haleine des lecteurs de 8 ans et plus qui ne connaissent pas forcément ce qu’est l’art, la civilisation égyptienne, la Renaissance, l’histoire des œuvres, de leurs maîtres, de leurs muses et de leurs musées? En leur donnant à lire et à voir les explications du grand-père! Les lecteurs qui se laissent embarquer dans l’aventure conçue assez finement par Marion Augustin. F.NY

«L’histoire de l’art en BD, l’intégrale», Marion Augustin et Bruno Heitz, Éd. Casterman, 192 p.