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«Il y aura bien assez de boue pour tout le monde!»

La «slippery slope» (ou pente glissante) n'attend plus que les Mud Guys, à Aigle. Les organisateurs auront encore trois jours pour ériger les 21 autres obstacles.
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Octobre 2016: 5000 coureurs crottés franchissent la ligne d'arrivée du premier Mud Day Swiss, à Grandvillard, en Gruyère. Le principal reproche adressé aux organisateurs (outre le froid de canard)? «Des participants nous ont dit qu'ils n'étaient pas assez boueux sur les photos», sourit Richard Chassot, de Chassot Concept.

La société événementielle de l'ex-coureur cycliste, qui co-organise l'épreuve avec l'entreprise parisienne A.S.O., en a pris bonne note: «Il y aura bien assez de boue pour que tout le monde se régale!» rassure Antoine Orsini, chef de projet chez A.S.O. Samedi, Aigle accueillera le deuxième Mud Day (ou «jour de la boue»), ses 22 obstacles et leurs 1200 tonnes de boue étalés sur 13 km. Aux Glariers, le village qui marque la ligne de départ et d'arrivée de l'épreuve est en cours de montage. Plus loin, aux abords de la Grande Eau, une fosse n'attend plus que d'être remplie de gadoue. Sur la digue du Rhône, un imposant mur de bois recouvert d'une toile cirée a déjà été érigé.

Rivières et collines boueuses

Entre deux, plusieurs rivières constitueront de salissants obstacles supplémentaires. Le clou du spectacle? «Les Mud Mountains», répond sans hésiter Antoine Orsini. Soit quatre collines boueuses et glissantes. «Une vraie galère. Certains concurrents mettent facilement 45 minutes pour les franchir. Et plus la journée avance, plus il y a de boue. A cet endroit, les gens s'entraident. Pour moi, c'est l'essence de cet événement.»

Car cette course, née il y a cinq ans et qui compte six épreuves en France, une en Suisse et une en Israël, n'en est pas forcément une: «Seule la première vague, qui partira à 9 h, est chronométrée. Les suivantes (ndlr: les coureurs partent par «grappes» de 400) sont plutôt constituées de personnes qui sont là pour s'amuser, de copains, d'entreprises qui en profitent pour faire du team building», détaille le Français.

Les moins lâches – ceux qui ne sont pas des Mudviettes, selon le lexique officiel de la manifestation – auront toutefois la possibilité de remporter une Mudaille d'or. A condition pour cela de franchir les quatre redoutables obstacles estampillés King of Mud. Donc de franchir, suspendu à une échelle, un bac d'eau alimenté à coups de milliers de glaçons, de se balancer de liane en liane en survolant un lac de boue ou encore de ramper, aiguillonné par de petites décharges électriques.

«Aigle offre un bon parcours avec un équilibre entre forêt et campagne, se félicite Antoine Orsini. Et une vue dégagée sur les montagnes.»

Car la dimension locale est essentielle. «Nous ne voulons pas être les gars qui débarquent de la capitale française avec nos gros souliers. Raison pour laquelle nous travaillons au maximum avec des prestataires locaux: Chassot Concept pour l'organisation, l'entreprise Crausaz pour le terrassement, les paysans locaux dont nous traversons les parcelles…» Près de 4000 Mud Guys sont inscrits, alors que les organisateurs en espèrent 5000. Leur profil? Il est varié: 35% de femmes et 65% d'hommes, des jeunes comme des seniors, des individuels comme des équipes. «Chaque obstacle peut être évité. Le Mud Day se veut accessible à tous», insiste Antoine Orsini. Mais pas aux Mudviettes, donc.