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AboPatrimoine à restaurer au SépeyIls veulent redonner vie à un pont du XVIIIe siècle

Moyennant un oui d’Ormont-Dessous, le pont des Planches, actuellement fermé au public, sera rénové grâce aux 500’000 fr. récoltés par une association.

Au sein de l’Association des amis du pont des Planches, Loïc Fischer (à g.) et Armand Lugrin ont œuvré à la rénovation de la passerelle construite en 1778 pour enjamber la Grande Eau. Les travaux débuteront ce printemps pour une durée de six mois.

L’épais dossier d’Armand Lugrin est riche d’archives collectées avec l’aide de deux historiens de la vallée. Le pont des Planches, qui fut aussi connu comme celui des Moulins, a vu son histoire en partie documentée, même si elle comporte quelques contours plus flous. «Deux ponts en bois l’ont précédé avant d’être arrachés par des crues. Il a été construit en 1778 dans sa version actuelle et il aurait connu sa dernière vraie rénovation en 1816», explique l’ingénieur civil.

La prochaine est devenue urgente et elle est sur le point de se concrétiser grâce aux efforts conjoints d’Armand Lugrin et de Loïc Fischer, étudiant à l’EPFL dans le domaine de l’énergie. Les deux élus d’Ormont-Dessous sont les chevilles ouvrières de l’Association des amis du pont des Planches, qui s’active depuis fin 2021 pour redonner tout son faste à un monument considéré comme une figure de la vallée.

Fermé au public

L’ouvrage qui enjambe la Grande Eau repose paisiblement dans les bois situés à un jet de pierre de la gare. Il laisse entrevoir sa belle silhouette depuis la route de La Forclaz et le train Aigle-Sépey-Diablerets.

Affaibli par l’humidité et la végétation, le pont a dû être fermé au public.

La structure, située sur un itinéraire de Vaud Rando, a bien besoin d’un rafraîchissement. Elle est fermée depuis des années au public pour éviter tout risque pour les promeneurs. Sous l’effet de l’humidité et de la végétation, un mur s’est décalé de 50 centimètres et des morceaux de murs latéraux se sont carrément détachés.

«Cela semblait utopique de vouloir refaire ce pont et rien n’avait été entrepris malgré plusieurs demandes au Conseil communal depuis les années 90, explique Armand Lugrin. Jusqu’en 2021, lorsqu’un municipal s’est décidé à faire une demande d’étude.»

Les voûtes du pont sont saines, et c’est ce qui peut permettre d’envisager son sauvetage.

Résultat, des relevés au laser et des modèles 3D ont été réalisés afin d’estimer les faiblesses de la structure, dont les voûtes se sont heureusement avérées saines. Il s’agira prioritairement de refaire tous les joints, d’enlever la végétation et de stabiliser le mur. Le remettre droit aurait été autrement plus difficile et coûteux. «Nous allons soulager les tirants métalliques de 1816, sans lesquels le pont serait tombé depuis longtemps», continue Armand.

Le duo espère également trouver une belle surprise sous la couche d’humus qui recouvre le pont: un pavage d’époque ne demandant qu’à retrouver son lustre. «Nous voulons l’assainir pour limiter les infiltrations et permettre à l’eau d’être guidée vers les gargouilles existantes», selon Loïc Fischer.

Des morceaux du pont des Planches se sont carrément désolidarisés de la structure.

Fonds privés et publics

La somme nécessaire aux travaux a d’ores et déjà été réunie par l’association et la Commune: fonds privés (Loterie Romande, La Mobilière, UBS pour la culture, Fondation Barrière), fonds d’équipement touristique, donateurs individuels, membres de l’association ou encore Confédération et Vaud Rando. L’association contribue en tant que telle à hauteur de 134’000 francs.

«On espère qu’il revivra pour les deux cents années à venir.»

Loïc Fischer et Armand Lugrin, chevilles ouvrières de l’Association des amis du pont des Planches

Ne manque que l’officialisation de la contribution d’Ormont-Dessous, appelée ce jeudi à voter sa part de 83’000 francs en plus des 29’000 francs de frais d’études. Une formalité, veut-on croire, qui plus est en entendant la syndique Gretel Ginier saluer «le superbe travail de l’association».

Au terme de l’aventure, Loïc Fischer et Armand Lugrin espèrent que le pont des Planches «revivra pour les deux cents années à venir». Pour y contribuer, le duo entend aussi «développer, en collaboration avec la Commune, des activités pour le mettre en valeur».

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