Incendie de BottensSortis des flammes, 30 bovins ont dû être euthanasiés
Le point sur le sinistre qui a ravagé une exploitation agricole jeudi. Pas de nouvelles de l’homme qui a disparu.

Une journée après l’incendie dramatique, les enquêteurs étaient vendredi à pied d’œuvre sur l’exploitation agricole de Bottens, où on est toujours sans nouvelles d’un jeune Français qui était venu donner un coup de main à la famille propriétaire.
Les flammes qui ont détruit un grand hangar ont causé la mort de 380 bovins. Sur la soixantaine qui avait pu être évacuée, la moitié est sauvée. Les 30 autres ont été euthanasiés. Intervenu rapidement, le vétérinaire traitant a dû abréger les souffrances de ces pauvres bêtes, brûlées sur une grande partie du corps.
Reste à savoir pourquoi on n’a pas pu sauver plus d’animaux. D’une part, quand la famille exploitante est intervenue, le feu était déjà passablement répandu. Les exploitants ont réussi tout de même à en faire sortir une petite quantité. Ce qui est déjà un exploit.
«Les animaux ont des raisonnements différents des nôtres. Il est connu qu’une des plus grandes difficultés dans un incendie est de faire bouger le bétail.»
«Les animaux ont des raisonnements différents des nôtres, note Etienne Junod, spécialiste du comportement des bovins. Il est connu qu’une des plus grandes difficultés dans un incendie est de faire bouger le bétail.» L’expert raconte que le Haras d’Avenches organise des exercices avec des fumigènes pour habituer les chevaux à sortir calmement en cas de sinistre.
Etienne Junod explique encore que tout n’est pas simple lors d’une évacuation. «Il faut réussir à parquer les bêtes pour qu’elles ne fuient pas.» Il relève que certaines espèces ont aussi tendance à vouloir retourner dans le feu, comme les chevaux. Il faut alors les placer dans un endroit où les flammes ne sont pas visibles.
Cause indéterminée
La cause du sinistre est toujours inconnue. L’auto-inflammation du foin, évoquée jeudi, semble peu crédible, à entendre Serge Melly, éleveur et syndic de Crassier: «Je ne crois pas à cette théorie. Le risque existe dans les trois premières semaines après la récolte, mais pas six mois plus tard. Il y a par contre beaucoup d’autres sources possibles pour un départ de feu.»
À noter que l’exploitation avait fait l’objet d’un contrôle cette année par les services du vétérinaire cantonal. Il n’a révélé aucun manquement au niveau de la détention des bovins.
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