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Votations du 27 septembreInitiative de limitation: craintes des scientifiques

Selon le Conseil suisse de la science, le texte de l’UDC «pour une immigration modérée» menace le système de la formation, de la recherche et de l’innovation en Suisse.

La libre circulation des personnes, directement visée par l’initiative, permet aux universités, aux instituts de recherche et aux entreprises de recruter des spécialistes hautement qualifiés.
La libre circulation des personnes, directement visée par l’initiative, permet aux universités, aux instituts de recherche et aux entreprises de recruter des spécialistes hautement qualifiés.
KEYSTONE

L’initiative dite de limitation menace le système de la formation, de la recherche et de l’innovation en Suisse, selon le Conseil suisse de la science. L’organe consultatif du Conseil fédéral craint des conséquences négatives à long terme en cas de oui lors de la votation du 27 septembre.

L’initiative «pour une immigration modérée», dite initiative de limitation, concerne non seulement l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes, mais aussi l’accord de coopération scientifique et technologique entre la Suisse et l'Union européenne, explique le conseil dans une prise de position publiée lundi.

Source de financement très importante

Les programmes-cadres de recherche de l’UE représentent la source de financement la plus importante après celle du Fonds national suisse de la recherche scientifique. La coopération internationale renforce la recherche et la science en mettant les scientifiques suisses en concurrence avec les meilleurs chercheurs d’Europe, selon le Conseil suisse de la science.

La libre circulation des personnes, directement visée par l’initiative, permet en outre aux universités, aux instituts de recherche et aux entreprises de recruter des spécialistes hautement qualifiés. La Suisse, à elle seule, n’est pas en mesure de les fournir.

La participation aux programmes-cadres de recherche de l’UE, telle qu’elle a été conclue en 2004, est d’une importance capitale pour la Suisse en tant que place scientifique, ajoute le conseil. Les petites et moyennes entreprises helvétiques profitent elles aussi de ces programmes; elles ont bénéficié jusqu’ici d’un soutien financier pour des projets d’innovation.

Composé de 15 membres issus de diverses disciplines académiques, le Conseil suisse de la science conseille le gouvernement sur toutes les questions de politique scientifique, universitaire, de recherche et d’innovation. Son objectif est de développer et d’améliorer les conditions-cadres de la formation, de la recherche et de l’innovation en Suisse.

ATS/NXP