Interview de Marco Chiesa«Je m'attends à faire avancer des réformes importantes avec Le Centre»
L'UDC veut tirer Le Centre vers la droite. Le chef de parti victorieux parle des nouveaux rapports de force et de son propre rôle.

L'UDC a perdu douze sièges il y a quatre ans. Elle en a désormais récupéré neuf. Cela ne doit pas vous satisfaire entièrement.
Je suis satisfait, parce que tout le monde a travaillé ensemble. Je suis satisfait de l'énergie investie et de la motivation que j'ai ressentie durant cette campagne.
Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.
À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.
Il y a quatre ans, moins de personnes se sont rendues aux urnes dans les communes rurales et conservatrices. Comment l'UDC est-elle parvenue à mobiliser davantage de personnes cette année?
Nous avons fait deux choses. Premièrement, nous avons parlé avec les gens et les avons écoutés. Nous avons pris en compte leurs problèmes et leurs préoccupations.
Et deuxièmement?
Nous avons toujours présenté la réalité. Les gens ont remarqué que nous reconnaissions les problèmes et que nous étions prêts à les résoudre.
Vous parlez de l'immigration. Au cours de l'année électorale, elle a grimpé dans le baromètre des préoccupations du pays. Votre parti en a largement profité.
Le système politique suisse est stable. Mais il est clair que les élections sont marquées par ce qui se passe dans le quotidien des gens. Le fait est qu'il y a aujourd'hui 9 millions d'habitants en Suisse et que l'on se dirige vers les 10 millions. Il y a une semaine, j'étais à Chiasso. Croyez-moi, vous ne voudriez pas y vivre.
«Notre position politique est claire: nous défendons la liberté, la sécurité et l'indépendance.»
Pourquoi?
Si la police doit faire 400 interventions en huit mois pour assurer la sécurité, c'est extrêmement préoccupant. Tout récemment, une mineure a été violée dans un train entre Lugano et Chiasso. Nous sommes un parti qui ne ferme pas les yeux face à cela.
Vos adversaires diraient que l'UDC invente et attise les peurs.
Non, nous ne faisons que présenter la réalité. Nous ne voulons certainement pas que cela devienne la nouvelle normalité.
L'UDC souligne sans cesse qu'elle n'est pas un parti à thème unique. Mais votre parti n'a pas vraiment accordé d'attention à une autre thématique que la migration durant la campagne électorale.
Ce n'est pas vrai. Nous nous engageons pour un approvisionnement énergétique sûr et nous parlerons d'un nouvel accord institutionnel après les élections. Notre position politique est claire: nous défendons la liberté, la sécurité et l'indépendance.
Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.
À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.
Le politologue Michael Hermann a déclaré aujourd'hui dans une interview qu'il n'avait jamais été aussi difficile de savoir qui dirigeait réellement l'UDC. Pourquoi vous perçoit-on si effacé en tant que chef de parti?
Vous savez, un parti est une équipe. Je dirige ce parti avec d'autres personnes, mais j'en assume la responsabilité. Quand nous gagnons et quand nous perdons.
Voulez-vous continuer à diriger le parti?
(Rires.) Jusqu'à présent, personne ne m'a demandé de démissionner. Je veux rester président du parti.
Au Tessin, en revanche, on ne vous a pas encore accordé une confiance totale: vous devez passer par le deuxième tour dans la course au Conseil des États.
Il y a beaucoup de conseillères et conseillers aux États qui ont été élus dimanche. Je n'en fais pas partie. Et pourtant, le canton du Tessin m'a offert un abbraccio, une accolade en français, car j'ai eu le meilleur résultat.
«Le wokisme n'est pas un sujet pour moi.»
Parlons désormais de l'allié le plus proche de l'UDC: le PLR, qui a été dépassé de justesse par Le Centre. Comment envisagez-vous la future collaboration avec Le Centre et le PLR?
Je suis d'avis que les citoyennes et citoyens de ce pays ont donné un mandat clair à la politique: regarder la réalité en face et apporter des solutions. Le Centre a consolidé son résultat. Je m'attends à ce que nous puissions faire avancer des réformes importantes avec Le Centre. Par exemple en ce qui concerne la prévoyance vieillesse, où nous devrons résoudre de grands chantiers au cours des prochaines années.
Vous espérez donc un Centre qui se range davantage du côté bourgeois.
Oui, bien sûr, pour construire ensemble de bonnes solutions dans différents dossiers.
Le basculement à droite au Conseil national est un fait. Qu'est-ce qui attend la Suisse pour les quatre prochaines années?
Je veux faire une politique pragmatique. Moins de politiquement correct, davantage de sujets qui préoccupent vraiment les gens: la Suisse à 10 millions d'habitants, un approvisionnement énergétique sûr, l'indépendance de la Suisse. Le wokisme n'est pas un sujet pour moi.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.





















