AboInterview de Gerhard Pfister«On ne s’en sortira pas uniquement avec des économies»
Le président du Centre sera l’arbitre du grand marchandage financier à venir. Il appelle à sortir de la vision dogmatique du frein à l’endettement.

Gerhard Pfister, on débat depuis dix jours à Berne d’un plan d’économies imaginé par des experts qui n’ont aucune légitimité démocratique. Est-ce un problème?
Je ne vois pas de problème à ce que le Conseil fédéral demande l’avis d’experts pour avoir une vue d’ensemble de la politique financière en dehors des intérêts particuliers. Par contre, quand il donne l’impression que ce rapport devient la base des réflexions, et qu’il demande aux partis, aux cantons et aux partenaires sociaux de prendre position, institutionnellement, c’est un souci. Le dialogue doit se faire au niveau politique avec le Conseil fédéral. Et pas sur la base de ce qu’a décidé Serge Gaillard (ndlr: ex-directeur de l’Administration fédérale des finances, qui préside le groupe d’experts). En ce sens, la table ronde de ce début de semaine n’a pas servi à grand-chose, si ce n’est donner des images aux médias.

















