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Pandémie et religionIsraël face au défi des Juifs ultra-orthodoxes

Les ultra-orthodoxes sont les plus touchés par le Covid-19 mais refusent souvent les vaccins et les mesures de distanciation. Leur comportement divise les Israéliens et leur propre communauté.

Les images de milliers d’ultra-orthodoxes rassemblés pour les funérailles d’un rabbin à Jérusalem, le 31 janvier 2021, ont choqué une partie des Israéliens.
Les images de milliers d’ultra-orthodoxes rassemblés pour les funérailles d’un rabbin à Jérusalem, le 31 janvier 2021, ont choqué une partie des Israéliens.
AFP

C’est une scène surréaliste en plein confinement. Une foule entassée, compacte, dont on distingue seulement un océan de chapeaux noirs. Fin janvier à Jérusalem, au moment où tout rassemblement est strictement interdit, les funérailles d’un rabbin rassemblant des milliers d’ultra-orthodoxes sont encore dans les conversations. Si pour ces haredim, y participer était un devoir religieux et personnel, pour le reste de la population, il s’agit surtout d’un manque de respect… pour les consignes et pour les vivants.

Les experts sanitaires ont pourtant tiré la sonnette d’alarme, pointant du doigt la rapide propagation du virus, rien n’a changé. À eux seuls, les ultra-orthodoxes – 12,6% de la population israélienne – représentent 28% des infections. Chez les plus de 65 ans, le taux de mortalité est trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Mais le taux de vaccination est, lui, loin derrière la moyenne nationale, et les fake news quant à son efficacité se répandent plus vite que le virus lui-même au sein de la communauté.

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