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Il arrête la politique Jacques Dubochet démissionne du Conseil communal de Morges

Âgé de 78 ans, le Prix Nobel de chimie 2017 passe la main.

Le professeur de l’Université de Lausanne avait intégré l’organe délibérant morgien en 2011.
Le professeur de l’Université de Lausanne avait intégré l’organe délibérant morgien en 2011.
Vanessa Cardoso

«Je vieillis, je fatigue. Notre ville a besoin d’édiles pleinement disponibles et réactifs. Je laisse la place.» C’est par ces mots que Jacques Dubochet commence sa lettre de démission du Conseil communal de Morges, qui a été lue lors de la séance de mercredi soir. À 78 ans et après avoir passé neuf années dans les rangs de l’organe délibérant, le Prix Nobel de chimie 2017 souhaite «engager les forces qui lui restent là où c’est le plus important».

«Je suis présent aux côtés des jeunes dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec eux, ça bouge et ça espère»

Jacques Dubochet

Notamment auprès de sa famille, mais également au sein du groupe Clim’action ou avec les jeunes qui se battent pour sauver la planète. «Même s’ils ont été moins visibles durant la crise sanitaire, ils ont été très actifs en coulisse, explique Jacques Dubochet. J’ai moi-même participé à quelques vidéoconférences. Je suis présent à leurs côtés dans cette lutte. Avec eux, ça bouge et ça espère.»

Une dynamique qu’il n’a pas retrouvée au Conseil communal morgien. «Qu’on se comprenne bien, le travail que les élus accomplissent est nécessaire et on y trouve des gens extraordinaires, précise le professeur de l’Université de Lausanne. Mais on doit sauver notre Terre et on passe notre temps à parler de gaz ou de béton. Il y a une dichotomie entre la marche tranquille de Morges la Coquette et la crise climatique que nous vivons contre laquelle nous devrions être engagés à un niveau vital. Tout le monde le sait, je l’ai dit des dizaines de fois à la tribune et je pense que ça ne sert pas à grand-chose de continuer à me répéter.»

Foi en l’avenir

Le membre du Parti socialiste garde néanmoins foi en l’avenir et demeure convaincu que l’humanité saura stopper le réchauffement climatique. «Le seul moyen pour arrêter l’effet consiste à supprimer la cause. On l’a fait avec le virus. Il est vital de le faire pour sauver le climat et l’environnement. Ça presse. Il faut le faire vite et commencer tout de suite avec force et intelligence. J’ai confiance. Notre civilisation ne se laissera pas détruire, écrit-il dans sa lettre de démission. Je crois aussi que notre ville de Morges conduite par notre Conseil communal responsable et courageux donnera l’exemple et contribuera à tracer le chemin vers un avenir durable et harmonieux.»