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L’heure des bonnes résolutionsJanvier sans alcool? L’idée séduit un lecteur sur trois

L’opération «Dry January» démarre en Suisse. Près de 40% des participants à notre coup de sonde affirment avoir l’intention de tenter l’expérience.

Faire une pause d’un mois dans sa consommation d’alcool: c’est le concept du «Dry January».
Faire une pause d’un mois dans sa consommation d’alcool: c’est le concept du «Dry January».
Getty Images/iStockphoto

Allez-vous vous passer d’alcool en janvier? Vous avez été plus de 1100 à répondre à cette question sur nos plates-formes numériques entre le 30 et le 31 décembre. Résultat: 37% des participants affirment vouloir profiter de l’occasion du «Dry January» et s’accorder cette pause. De plus, 6,5% laissent entendre qu’ils pourraient le faire à l’avenir; mais pas cette année, car ils estiment qu’il y a «déjà suffisamment de restrictions dues au Covid-19».

Dans le camp du «non», 34,5% des répondants critiquent le moment choisi: s’ils veulent se priver d’alcool, ils tiennent à le faire à une période de leur choix. S’y ajoutent 11,7% qui n’ont aucune envie de tenter l’expérience, selon ce coup de sonde non représentatif.

«Je pense que ce mois de janvier sans alcool permet une évaluation personnelle. C’est utile.»

Une lectrice abstinente

Notons enfin que 10,3% des personnes ayant répondu disent ne pas être concernées par une telle opération, car elles ne boivent pas d’alcool. «Je pense que ce mois de janvier sans alcool permet une évaluation personnelle, confie une lectrice abstinente depuis vingt ans. C’est utile.»

C’est bien l’objectif des instigateurs du «Dry January». Cette opération, lancée en Grande-Bretagne en 2013, veut offrir à tout un chacun «une opportunité de réfléchir au rapport que l’on a à l’alcool et aux contextes favorisant sa consommation». Elle est organisée pour la première fois en Suisse en 2021, sous l’impulsion d’une vingtaine d’institutions et avec le soutien de l’Office fédéral de la santé publique.

Entre enthousiasme et indifférence

L’autre question posée visait à connaître, de manière plus générale, l’avis de nos lecteurs sur cette initiative. Elle a suscité plus de 1500 réponses. Plus de 45% la trouvent excellente, tandis que 33,2% la jugent trop moralisatrice. Un lecteur livre ce commentaire: «Quand on a la chance de vivre dans un canton qui a d’excellents vignerons, il ne faut pas se priver de déguster leurs délicieux crus, qui sont d’ailleurs recommandés par tous les bons médecins – à condition d’en user avec modération.»

Les autres participants (21,7%) disent que le «Dry January» les indiffère complètement.

On aurait pu enchaîner avec le «veganuary», que des militants véganes et des magasins essaient de promouvoir en ce même mois de janvier. Il s’agit d’une invitation à tester une alimentation strictement végétale en début d’année. Mais là, franchement, on aurait eu peur de vous saouler… Alors, bon réveillon à toutes et tous, et heureuse année 2021!

26 commentaires
    CHARLES PITTET

    Si jamais il existe de la poudre à vin sans alcool ne l'oublions pas.