Passer au contenu principal

Interview d’Yvette Jaggi«Je n’arrive pas à être pessimiste»

Yvette Jaggi, ancienne et iconique syndique de Lausanne, est celle qui marqua en 1990 l’arrivée d’une majorité de gauche à la Municipalité. Elle vient de fêter ses 80 ans.

Yvette Jaggi garde le sourire, même si les dérives de notre société ne cessent de la préoccuper.
Yvette Jaggi garde le sourire, même si les dérives de notre société ne cessent de la préoccuper.
Anoush Abrar

Au sommet de la tour Tamedia, à Lausanne, elle pose pour la photo en souriant. Quelques heures plus tôt, elle n’était plus sûre de vouloir encore répondre à un journaliste. Elle a failli annuler, Yvette Jaggi, 80 ans depuis le 11 février, icône de la gauche lausannoise. Elle a gardé cette réputation un peu «intimidante», s’en amuse: «Disons que ça m’arrange. Cela permet de garder une distance. Ceux qui me connaissent savent que c’est un peu «ès fonctions».

Première femme syndique

Il existe une bière à son nom, «Yvette la Rousse», elle en rit, regarde avec un mélange de fierté retenue et du devoir accompli la ville en dessous d’elle. Elle était ici première femme syndique, en 1990. «Elles ont une manière différente de faire de la politique. Quelque chose de plus pragmatique. Elles cherchent d’abord une solution, quitte à ce que le rapport de force ne mène pas immédiatement à l’idéal. L’échelon d’une ville est parfait: il est possible d’avoir un vrai impact

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.