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En attendant la décision du Conseil d’État«Je ne m’imagine tellement pas fermer»

Depuis dimanche soir, la restauration, l’esthétique, la coiffure, la culture et le sport craignent que Vaud n’imite ses voisins et les oblige à fermer boutique. Prise de pouls.

Des petits papiers datant du printemps qui pourraient bien refleurir dans les vitrines vaudoises.
Des petits papiers datant du printemps qui pourraient bien refleurir dans les vitrines vaudoises.
Yvain Genevay

«J’espère de tout cœur qu’on ne va pas devoir fermer!» La voix d’Amalia Pelliccione laisse imaginer un regard paniqué et des doigts croisés. À 27 ans, cette coiffeuse qui adore son métier s’apprête à faire le grand saut de l’indépendance. Ouverture de son nouveau salon? Demain mardi 3 novembre. «Comme beaucoup, j’étais collée aux infos dimanche soir et la peur a remplacé l’excitation de l’ouverture. Je me réjouissais tellement après des mois difficile où nous avons déjà dû fermer avant de travailler en respectant à la lettre toutes les consignes. Je ne m’imagine tellement pas fermer. Je suis consciente que la situation est grave, mais fermer trois semaines, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose?»

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