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Procès de «l’émir vaudois»«Je ne suis jamais passé à l’acte, je ne suis pas fou!»

Accusé d’être le leader d’un réseau terroriste franco-suisse, le jeune homme s’exprimait pour la première fois sur les faits lors de son procès à Paris. Il risque 30 ans de prison.

M. J. avec sa famille avant son arrestation. Sa femme, colombienne, a été expulsée de Suisse, et leurs deux enfants, retirés de leur garde, ont été placés chez leur grand-mère.
M. J. avec sa famille avant son arrestation. Sa femme, colombienne, a été expulsée de Suisse, et leurs deux enfants, retirés de leur garde, ont été placés chez leur grand-mère.
DR

La fouille minutieuse est obligatoire pour entrer dans la salle de l’ancien Palais de justice, sur l’île de la Cité. L’accusé, M. J., est considéré comme dangereux. Il est placé dans une cage aux vitres transparentes, en compagnie de cinq présumés complices. À lintérieur, les accusés sont encadrés par quatre gendarmes armés. Lun dentre eux se tient debout, dans le dos de M. J., et ne le quitte pas des yeux. Dans la salle, d’autres membres des forces de lordre sont positionnés au milieu du public.

Le Vaudois est accusé davoir dirigé une cellule djihadiste franco-suisse. Âgé de 31 ans, il a été arrêté dans les environs de Pontarlier, fin 2017. Son procès à Paris pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste a commencé il y a une semaine. Pour la première fois mardi, il a donné sa version des faits qui lui sont reprochés.

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