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AboVie locale
Jean-Luc Godard était un personnage de la Grand-Rue à Rolle

La Grand-Rue de Rolle, où il était possible de croiser le cinéaste. 
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Si Jean-Luc Godard était une personnalité mondiale dans l’univers du cinéma, il était aussi un de ces personnages participant à l’identité de la Grand-Rue de Rolle, commune où il habitait. S’il cultivait la discrétion, il n’appréciait visiblement pas moins de faire partie de la vie de cette artère parallèle au bord du lac.

«Il avait ses habitudes. Mais il y avait un grand respect de la part de tous envers lui. Nous ne le dérangions pas et il devait certainement apprécier cette paix finalement très suisse, estime la syndique Monique Choulat Pugnale. Rolle était très fière que cet immense cinéaste, que je considère comme un génie, ait choisi de s’installer chez nous. La Municipalité abordera la question d’un éventuel hommage lors de sa prochaine séance. Nous pourrions par exemple donner son nom à une rue ou une allée.»

Balades estivales

Janine Genton, patrouilleuse: «Je l’ai encore aperçu plusieurs fois se balader cet été, même s’il s’aidait d’une canne ces derniers temps.»

À propos de rue, la patrouilleuse Janine Genton a souvent arrêté la circulation pour le laisser traverser. «Je l’ai encore aperçu plusieurs fois se balader cet été, même s’il s’aidait d’une canne ces derniers temps, raconte-t-elle. Il me disait en plaisantant: «Je vais prendre mon temps!» Et effectivement, il devait le prendre.»

Shirley Etaix, vendeuse de glaces: «Je l’ai rencontré il y a bien longtemps, lorsque je tenais le Beau Rivage à Nyon. Il était venu avec Gérard Depardieu.»

«Ah mince, il est décédé ? s’émeut Shirley Etaix, dont le magasin de glaces donne juste sur le passage pour piétons. Je l’ai rencontré il y a bien longtemps, lorsque je tenais le Beau Rivage à Nyon. Il était venu avec Gérard Depardieu. Ensuite, je le revoyais quand il passait devant le magasin, mais ce n’était pas un grand amateur de glaces.»

«J’en ai l’image de quelqu’un d’un peu mystérieux et grincheux, mais c’était quand même la fierté du cinéma suisse!»

Laurence, habitante de Genève de passage à Rolle

Habitante de Genève en balade à Rolle, Laurence regrette de ne jamais avoir eu la chance de le croiser. «J’en ai l’image de quelqu’un d’un peu mystérieux et grincheux, mais c’était quand même la fierté du cinéma suisse! Au début, je n’aimais pas trop ce qu’il faisait, mais avec le temps j’ai appris à comprendre et à apprécier. On croit qu’il faut tout intellectualiser, mais c’est le contraire: pour intégrer son œuvre, il faut apprendre à ressentir la part de sensibilité.»

Arnaud Piguet, gérant du Churchill Pub: «Véro, l’ancienne gérante, lui a préparé son café pendant des années. Il s’asseyait à cette table, là dans le coin, pour être tranquille.»

En plein centre du bourg, plusieurs établissements étaient habitués à le servir régulièrement. «Véro, l’ancienne gérante, lui a préparé son café pendant des années, explique Arnaud Piguet, le gérant du Churchill Pub. Il s’asseyait à cette table, là dans le coin, pour être tranquille.» L’ancien employé devenu gérant se souvient aussi d’une jeune femme moitié russe, moitié cubaine qui est venue plusieurs fois dans l’espoir de le croiser. «Elle devait être cameraman ou réalisatrice. Elle disait qu’elle suivait son travail et adorait ce qu’il faisait.»

Margrit, une promeneuse rolloise: «Je le croisais avec son épouse et leurs chiens «Roxy» et «Loulou» quand je promenais le mien dans le bois de la Bigaire. Il saluait d’abord les chiens et les gens après!»

Quant à Margrit, une Rolloise, elle voyait le cinéaste en balade: «Je le croisais avec son épouse et leurs chiens Roxy et Loulou quand je promenais le mien dans le bois de la Bigaire. Il saluait d’abord les chiens et les gens après!»

Vingt ans de taxi

De l’autre côté de la Grand-Rue, trois hommes prennent l’apéro sur la microterrasse de la Confiserie Moret. «Posez-lui des questions, il a été son chauffeur!» nous lance un des trois en désignant son compagnon de tablée. «C’est vrai, confirme Gino Siconolfi. Un jour, il cherchait un taxi et je lui ai donné ma carte. Mes services ont dû lui convenir, puisque je l’ai véhiculé pendant vingt ans.» Le chauffeur a même été engagé comme figurant sur le film «Adieu au langage». 

«Si on faisait l’effort de le connaître, on découvrait une personnalité très gentille et très généreuse.»

Gino Siconolfi, taxi «officiel» de Jean-Luc Godard

«Il était très discret et n’aimait pas trop parler, poursuit-il, mais des fois, il se lâchait et parlait alors de sa vie, ou de foot, un sport qu’il adorait visiblement. Si on faisait l’effort de le connaître, on découvrait une personnalité très gentille et très généreuse.»

Habitante d’Allaman, Stéphanie est attablée avec son amie Roxana sur la terrasse de l’Arantèle. Elle se souvient de l’avoir croisé à l’embouchure de l’Aubonne alors qu’il se promenait avec sa compagne, Anne-Marie Miéville. «Un bonjour, un sourire et c’était tout. Mais ils étaient touchants tous les deux.»

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