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Syndicature à LausanneJunod est candidat, Litzistorf y réfléchit

Fort de son résultat électoral, Grégoire Junod (PS) peut prétendre à un second mandat de syndic. De son côté, Natacha Litzistorf estime que «chez les Verts tout est ouvert».

Grégoire Junod va-t-il rester l’homme fort de l’Hôtel de Ville de Lausanne?
Grégoire Junod va-t-il rester l’homme fort de l’Hôtel de Ville de Lausanne?
Keystone

Tous les signaux sont au vert pour le syndic sortant de Lausanne, Grégoire Junod. Les socialistes restent la première force politique de la capitale vaudoise. Lui-même est sorti en tête au premier et au second tour de l’élection à la Municipalité. D’autres syndics n’ont pas connu un sort aussi enviable, le week-end dernier. «Je suis effectivement candidat à ma succession», confirme Grégoire Junod. Cela semble difficile de lui contester un second mandat de syndic. Mais c’est compter sans les Verts.

«Chez les Verts tout est ouvert», rappelle Natacha Litzistorf. La municipale souligne que tous les candidats de gauche sont arrivés dans «un mouchoir de poche» au second tour: «Je fais 400 voix de moins que Grégoire Junod.» Une éventuelle candidature à la syndicature sera discutée «ces prochains jours au comité des Verts».

La question féminine

Natacha Litzistorf égrène quelques éléments qui nourriront la discussion. «Les Verts gagnent sept sièges au Conseil communal, alors que le PS en perd quatre.» Ce même Conseil sera à majorité de femmes, lors de la prochaine législature. «La question d’une femme syndique se pose légitimement.»

Les Verts se sont renforcés dans l’Ouest lausannois, mais aussi à Pully, note la municipale: «Ce qui se passe dans les communes voisines est intéressant et les Verts ont à cœur les problématiques de l’agglomération. Nous nous connaissons bien avec les nouveaux élus, cela peut avoir un effet sur les politiques publiques.»

Si Natacha Litzistorf veut se porter candidate, elle a jusqu’au 6 avril pour déposer son dossier. L’élection du syndic, ou de la syndique, étant fixé le 25 avril. Chez les Verts, on a l’habitude de dire que «tout se discute». Cela ne veut pas encore dire qu’ils sont prêts à attaquer frontalement Grégoire Junod.

Ces «discussions» autour de la syndicature sont aussi les prémices des négociations sur la répartition future des dicastères.