Justice valdo-genevoiseVersoix contre «Vigousse»: il n’y aura pas de recours
La Mairie et son secrétaire général ont décidé de ne pas faire appel de la décision du Tribunal civil de Lausanne.

La nouvelle n’aurait pas dû transpirer, le délai de recours n’étant pas encore tout à fait échu. Mais lundi soir, lors du Conseil municipal, elle a néanmoins été rendue publique. Dans l’affaire qui oppose d’un côté Versoix et son secrétaire général, de l’autre le journal satirique romand «Vigousse», la Mairie et le haut fonctionnaire ont décidé d’un commun accord de ne pas recourir contre la récente décision du Tribunal civil de Lausanne.
«Dans cette affaire, il subsiste encore un volet pénal, la justice vaudoise ayant condamné «Vigousse» pour diffamation.»
Pour rappel, un article paru dans l’hebdomadaire le 3 septembre 2021, qui s’en prenait sèchement au secrétaire général, avait mis le feu aux poudres. Après de multiples démêlés judiciaires et politiques, le juge lausannois, dans un arrêt rendu le 16 août dernier, a condamné «Vigousse», son rédacteur en chef et le journaliste auteur de l’article à verser 1 franc symbolique au haut fonctionnaire, reconnaissant que le journal avait «porté partiellement une atteinte illicite» à sa personnalité.
Débat au Municipal
La peine pouvant paraître légère, l’Exécutif de Versoix et son secrétaire général auraient pu recourir. Par le biais d’un mail envoyé lundi matin à tous les conseillers municipaux, ils ont donc indiqué qu’ils ne feraient pas appel.
Cette décision, communiquée à l’interne, a néanmoins provoqué un débat public. Le groupe des Verts, qui aurait voulu déposer une résolution demandant d’arrêter les dépenses pharaoniques en frais de justice – on parle de 200’000 francs – liées à ce conflit, a estimé que ce franc symbolique tournait en ridicule la Mairie et son secrétaire général, et que rien ne serait arrivé si ces derniers n’avaient pas saisi les tribunaux.
De son côté, le maire Cédric Lambert (Le Centre) a souligné que même si le franc symbolique paraît bien maigre, le jugement relève l’atteinte illicite à la personnalité de son secrétaire général. Ce dernier nous a confié mardi qu’il espère que la décision prise conjointement avec la Mairie ira dans le sens d’apaiser les choses.
Dans cette affaire, il subsiste encore un volet pénal, la justice vaudoise ayant condamné «Vigousse» pour diffamation, mais le journal satirique a recouru contre cette décision.
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