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Klapisch cherche encore son chat dans «Deux moi»

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Dans «Chacun cherche son chat», en 1996, le réalisateur Cédric Klapisch s'amusait en passant à l'image: «Oh, vous savez, moi les chats, hein...» Signe des temps, dans «Deux moi», son héros laisse aussi filer son matou mais ne met même pas de petite annonce. Une jolie voisine recueille le fugueur sans qu'il le sache. Ces deux solitaires, «faits l'un pour l'autre», vont passer le temps d'une comédie romantique douce-amère à se guetter.

L'ultramoderne solitude ne change pas, l'urbanisme dessèche toujours la toile sociale. Voir ce trentenaire avalé par son job, numéroté «2029» par ses collègues, au bord du burn-out. Voir son double féminin sur le même palier de la dépression nerveuse.

Découpant l'écran, usant de visions oniriques, le réalisateur fait son miel de ce tableau d'époque. Jusqu'à convier «sa star» dans une ultime performance hilarante, une Madame Renée centenaire. L'irrésistible grincheuse est décédée en juin dernier.

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Comédie Fra, 8/14 ***