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L'actualité croquée par nos dessinateurs

Bénédicte (les mardis, mercredis et vendredis) et Valott (le samedi) offrent leur regard sur l'actu.

Paru le 30.10.2020
Bertschy croque l'automne...
Paru le 30.10.2020
Bertschy
Paru le 29.10.2020
Manifestation de soignants à Lausanne
Paru le 29.10.2020
Bénédicte
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8 commentaires
    MCR

    Il serait bon de relire l'interview de Pierre-Yves Maillard dans le Temps du 2 octobre. Il explique que les hôpitaux cantonaux travaillent à flux tendu, avec 90% de la capacité normalement occupée. Il raconte aussi comment, tous les hivers, ces capacités sont débordées par la grippe, et qu'il faut chercher des solutions.

    De ce point de vue, le Covid est pire parce que plus virulent, mais pas différent.

    Il est logique que nous ne voulions pas entretenir des médecins et des infirmiers à ne rien faire, en attendant d'hypothétiques patients. Mais d'un autre côté, cela fait aussi partie de notre demande de nous faire soigner dès que nous avons un problème.

    C'est la quadrature du cercle: on ne veut pas payer des médecins à ne rien faire, évidemment, mais on veut des médecins disponibles en tout temps, y compris en cas de crise.

    Comme ce n'est pas possible, il suffit de pas grand chose pour faire déborder le vase.

    Quand on nous raconte le désespoir des soignants, il est bien réel, et que tous nos voeux et nos remerciements les accompagnent.

    On oublie de nous dire pourquoi c'est comme ça. Et ce n'est ni faux ni injuste: c'est simplement que le nombre moyen de médecins à disposition correspond à la demande moyenne, pas à une demande de pointe.

    S'il fallait que notre système soit en permanence capable de répondre à une demande de pointe, on aurait xx (20? 30?%) de médecins et d'infirmiers et infirmières disponibles mais pas occupés. Qui veut payer pour cela?