Passer au contenu principal

PandémieLa baie d’açaï testée pour soigner le Covid-19

Le fruit du palmier sud-américain açaï pouvant réduire les inflammations, des chercheurs ont décidé de tester son efficacité contre la maladie du Covid-19.

Des études précédentes ont montré que les baies d’açaï peuvent réduire les inflammations (archives).
Des études précédentes ont montré que les baies d’açaï peuvent réduire les inflammations (archives).
KEYSTONE/AP/ANDRE PENNER

Des chercheurs canadiens se penchent sur un aliment — le fruit du palmier açaï — dans leur quête pour un traitement contre les symptômes les plus sévères du Covid-19, a annoncé lundi l’un d’eux. Les résultats de leurs recherches sont prévus pour la fin de l’année.

Des études précédentes ont montré que des extraits de la baie de ce palmier originaire de l’Amérique centrale et du sud peuvent réduire les inflammations.

À mesure que la pandémie de nouveau coronavirus se propage dans le monde, les experts notent que le virus peut provoquer des inflammations aiguës et mener à des complications de santé.

Un chercheur de l’université de Toronto, Michael Farkouh, et sa collègue Ana Andreazza, qui examine depuis cinq ans l’effet du fruit sur la réponse inflammatoire, ont donc décidé de tester son efficacité contre la maladie du Covid-19.

«C’est un simple essai», a déclaré Michael Farkouh à l’AFP. «Mais les baies de l’açaï ne coûtent pas cher et sont facilement accessibles à tous, sont sûres, donc ça valait la peine d’essayer».

Aux fins de leurs recherches, les experts ont recruté quelque 580 patients ayant été testés positifs au coronavirus au Canada et au Brésil, où le palmier est cultivé. La moitié des patients ont reçu des doses du médicament expérimental, l’autre un placebo.

L’espoir, c’est qu’une intervention précoce avec l’extrait de baie, si son efficacité est prouvée, prévienne les symptômes les plus néfastes associés au virus, potentiellement mortel, a précisé Michael Farkouh.

Il explique que l’extrait de baie vise un même groupe de protéines, appelé inflammasome NLRP3, que le coronavirus. Une fois activées, ces protéines combattent les infections et le stress. L’étude doit durer 30 jours et ses résultats seront dévoilés à la fin de 2020.

ATS/NXP