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Élections communalesLa bataille électorale n’aura peut-être pas lieu à Prangins

Dans la quatrième commune du district de Nyon, cinq candidats briguent les cinq sièges de la Municipalité. Un sixième pourrait animer la campagne.

On ne se presse pas pour entrer à la Maison de Commune et occuper un des cinq sièges de la Municipalité de Prangins.
On ne se presse pas pour entrer à la Maison de Commune et occuper un des cinq sièges de la Municipalité de Prangins.
Florian Cella

Cinq candidats pour cinq sièges. Les 4200 habitants de la quatrième commune du district de Nyon n’auront peut-être pas un grand choix lors du premier tour à l’élection à la Municipalité. Une situation étonnante dans un bourg où les groupes politiques existent depuis 2016.

«Nous avons eu du mal à trouver des candidats», explique Olivier Binz, président de l’Entente pranginoise. «Le contexte n’était pas favorable, estime son homologue de l’Alliance libérale, Jacques Auberson. La situation financière qui plane sur les communes en a peut-être retenu certains.»

Ainsi, l’Entente présente Dominique-Ella Christin, municipale sortante et grande favorite à la succession de François Bryand à la syndicature, et Jean de Wolff de Moorsel, président de la Commission des finances. L’Alliance libérale mise sur le sortant Igor Diakoff et Jean-Marc Bettems, président de la Commission de gestion. Enfin, la municipale Alice Durgnat Lévi portera les couleurs de la gauche. L’Alternative, peu active dans sa communication, ne pipera pas un mot de sa stratégie avant lundi, quand elle déposera ses listes. Il apparaît que le président du Conseil communal, Daniel Bujard, puisse toutefois se joindre à sa camarade sur le ticket à la Municipalité.

Pas d’élection tacite

Même si le nombre de candidats est identique au nombre de sièges à pourvoir, un scrutin sera organisé. C’est la spécificité des élections générales, qui n’envisage pas dans ce cas de figure une élection tacite, contrairement à ce qui se passe dans le courant de la législature pour remplacer un ou plusieurs élus démissionnaires.

Même si le recrutement n’a pas été aisé, comme ailleurs dans le canton, les enjeux ne sont pas moins importants pour les formations existantes. La puissante Entente, qui n’est affiliée à aucun courant politique, risque de perdre quelques plumes. Elle a déjà renoncé à un siège à la Municipalité en ne présentant que deux candidats, alors qu’elle avait placé trois élus en 2016. Au Conseil communal, elle possède le plus grand groupe avec 31 élus sur 55.

«Il est l’heure de rééquilibrer les forces.»

Jacques Auberson, président de l’Alliance libérale

«Il est l’heure de rééquilibrer les forces», annonce Jacques Auberson, dont l’Alliance vise une progression dans les deux organes communaux en défendant une gestion financière rigoureuse qui garantira une imposition stable. Son ambition est de passer de seize conseillers communaux à 27. À l’autre bout de l’échiquier, l’Alternative essayera elle aussi de grossir ses rangs au sein de l’organe délibérant où elle compte huit élus. Elle en vise entre douze et quatorze.