AboDernier hommageToute la Berne fédérale dit adieu à André Simonazzi
C’est dans la basilique de la Trinité, toute proche du Palais fédéral, qu’un dernier hommage a été rendu ce vendredi au porte-parole du Conseil fédéral.

Le fin clocher blanc de la basilique de la Trinité s’élance dans le ciel lourd et gris de la ville de Berne. L’orage vient d’éclater. De grosses gouttes de pluie s’écrasent sur une longue colonne de parapluies qui attend de pénétrer dans ce lieu de culte situé tout près du Palais fédéral.
Dans cette foule, beaucoup de visages familiers de la Berne fédérale, qui montrent à quel point la cérémonie d’adieu qui se déroule dans la capitale est celle d’une personnalité centrale de la vie politique et publique du pays.
Une personnalité reconnue
Il y a deux semaines, la Suisse apprenait en effet médusée le décès d’André Simonazzi. L’homme s’est effondré lors d’une randonnée en montagne le 10 mai, en plein week-end de l’Ascension. Il n’avait que 55 ans.
Voix incontournable du Conseil fédéral depuis 2009, il aura – comme porte-parole – animé 782 conférences de presse, dont plusieurs extrêmement suivies lors de la crise du coronavirus. Un total qui explique à lui seul pourquoi le Valaisan originaire de Monthey était devenu avec le temps une personnalité reconnue des Suisses.
Ce vendredi, il s’agissait de lui adresser un dernier hommage.

Sont présents les conseillères fédérales actuelles Karin Keller-Sutter et Elisabeth Baume-Schneider, mais aussi d’anciens membres du collège, comme Moritz Leuenberger, qui fut le premier chef d’André Simonazzi, Doris Leuthard, Johann Schneider-Ammann, Pascal Couchepin ou Simonetta Sommaruga.
Il y a aussi des secrétaires d’État, des chefs d’office. Beaucoup d’employés de l’administration. Mais encore des parlementaires fédéraux, des représentants des différents partis, des conseillers d’État cantonaux et des journalistes. Compte tenu de ce panel, le lieu est contrôlé de près. La présence policière est importante, même si elle reste très discrète.
Visage familier des Suisses
Que retenir de cette cérémonie? Derrière l’émotion et la sobriété, trois discours ont marqué les esprits des personnes présentes. Celui du frère d’André Simonazzi, qui a fait découvrir un autre aspect de sa vie: sa fascination pour le Japon et sa culture. Celui d’Elisabeth Baume-Schneider, la ministre de l’Intérieur, qui, au nom du Conseil fédéral, a salué la simplicité, le panache, le travail et l’humour de cet homme.

Enfin, celui de Viktor Rossi. Le chancelier de la Confédération avait déjà rendu hommage à son proche collaborateur la semaine dernière. Lors de la traditionnelle conférence de presse du Conseil fédéral du mercredi, une rose blanche avait été déposée à l’endroit où se tenait habituellement André Simonazzi. Un symbole fort et marquant. «Aujourd’hui, il y a un grand absent dans cette salle», témoignait alors Viktor Rossi.
Plusieurs intermèdes musicaux ont aussi retenti pour saluer ce passionné de musique. L’un d’eux a d’ailleurs été réalisé par deux violoncellistes proches du Valaisan: son frère et sa cousine, Estelle Revaz.
Celle qui est aussi conseillère nationale socialiste du canton de Genève a accepté d’écrire un hommage à cet homme public qu’elle connaissait d’abord comme membre de sa famille.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.
















