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Marchés boursiers en ébullition
La Bourse de Wall Street est en net repli

NEW YORK, NEW YORK - APRIL 02: Traders work on the floor of the New York Stock Exchange during afternoon trading on April 02, 2024 in New York City. All three major stock indexes closed at a loss with the Dow Jones leading the way closing over 350 points falling for a second day as Wall Street has a turbulent start to the second quarter. Both the Dow and S&P 500 had its worst day since March 5th.   Michael M. Santiago/Getty Images/AFP (Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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La Bourse de New York évoluait en fort repli lundi dans le sillage d’une débandade des marchés boursiers, alors que surgissent des craintes de récession aux États-Unis et que le redressement du yen bouscule les flux d’investissement.

L’indice Dow Jones perdait presque 2,38%, le Nasdaq chutait de 3,81% et le S&P 500 de 3,16% vers 16H30 (heure de Suisse)

«En voilà fini avec l’accalmie estivale ! Les marchés boursiers sont en ébullition et les rendements obligataires plongent alors que les craintes d’une récession aux États-Unis se sont renforcées», a aussi indiqué Neil Shearing, de Capital Economics.

Vendredi après la publication de chiffres de l’emploi moins bons qu’attendus, le Nasdaq était déjà entré en zone de correction, perdant 2,43% à 16.776,16 points. Une correction implique une perte de 10% depuis le plus récent sommet. 

«Une combinaison de facteurs»

Le Dow Jones avait cédé 1,51% à 39.737,26 points et l’indice élargi S&P 500 avait cédé 1,84% à 5.346,56 points. Du côté des valeurs lundi matin, Apple perdait 5,08%, Nvidia -6,77% et Tesla -5,72%.

Pour Peter Cardillo de Spartan Capital, la déroute des marchés est «le fait d’une combinaison de facteurs, entre la peur d’un ralentissement de l’économie américaine et le désengagement du carry-trade».

Les fonds spéculatifs se défont de leur «carry trade», qui consistait à emprunter des yens à taux faible pour investir dans des actifs risqués, comme les actions de croissance du Nasdaq.

 Mais maintenant que le yen se renforce et que la BoJ a ouvert la porte à des hausses de taux, «l’argent sort du marché actions, en particulier au Japon», a noté M. Cardillo alors que le Nikkei a dégringolé de 12,4% en clôture lundi.

Les indices de Wall Street ont commencé à sévèrement flancher vendredi après les chiffres de l’emploi pour juillet qui ont montré une augmentation du taux de chômage à 4,3% au lieu de 4,1%. Les créations d’emplois ont ralenti à 114’000 contre 179’000 en juin.

Créations d’emplois «restées positives»

«Il faut quand même garder à l’esprit que les données de créations d’emplois sont quand même restées positives», a relativisé Peter Cardillo.

Pour Sam Stovall de CFRA également, «les investisseurs ont adopté un état d’esprit du type +on tire d’abord, on pose des questions après+».

«Les inquiétudes quant à une récession et le marché japonais qui tombe en zone correction en quelques jours suscitent une panique chez les investisseurs», a ajouté l’analyste interrogé par l’AFP.

 Il notait aussi que la nouvelle selon laquelle Warren Buffett a cédé la moitié de ses participations dans Apple depuis le deuxième trimestre, gonflant ses réserves de cash plutôt que d’actions, rendait le marché nerveux. 

Lors de la présentation de ses résultats, le groupe Berkshire Hathaway (-3,43%) a révélé avoir cédé 49% de ses titres dans la firme à la pomme, après en avoir déjà vendu 13% au premier trimestre.

Sur le front des valeurs vers 16H20 (en Suisse), les onze secteurs du SP 500 étaient tous dans le rouge, à commencer par les technologies de l’information (-4,74%), les dépenses discrétionnaires (-3,66%) et les services de communication (-3,18%). Les titres bancaires ne s’en sortaient guère mieux (-2,80%).

L’action du groupe Kellanova, fabricant de gaufres du petit déjeuner et de snacks, était en revanche recherchée (+13,25%) alors que le géant des barres chocolatées, Mars (non coté) viserait un rachat qui pourrait se monter à 30 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal.

Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt des titres de dette des Etats s’enfonçaient au plus bas depuis plus d’un an pour les taux à dix ans (3,76%) reflétant une fuite vers la sécurité, alors que le prix de bons monte quand leur rendement descend.

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