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Votations fédéralesLa Broye soulagée par le «oui» aux avions de combat

Les résultats du vote sur l’acquisition des avions de combat rassurent la région de Payerne, qui profite des bénéfices économiques de l’aéroport militaire.

Deux F/A-18 décollant de l’aérodrome de Payerne.
Deux F/A-18 décollant de l’aérodrome de Payerne.
Keystone

L’acquisition des avions de combat a passé à la raclette ce dimanche après-midi, avec 50,1% de oui au niveau fédéral. Alors que le canton de Vaud a rejeté l’initiative à 58,94%, côté Payerne, on jubile. «Nous sommes soulagés», admet le syndic, Eric Küng. «Notre Municipalité a soutenu l’initiative en raison de l’intérêt économique que présente l’aéroport militaire pour la région.»

La population a suivi les recommandations de son Exécutif à plus de 60%, la base aérienne représentant plus de 630 emplois directs dans la région.

L’armée ne jubile pas

Du côté de l’armée, c’est un peu la douche froide. «Pour moi, ce résultat est catastrophique. J’attends impatiemment les analyses afin de mieux comprendre le ressenti de la population», déclare à chaud Michaël Leuthold, le commandant de la base aérienne de Payerne. Pour lui, de nouveaux avions de combat sont nécessaires. «Il faut non seulement remplacer des appareils dont la durée de vie est limitée mais également avoir une cohérence opérationnelle des différents secteurs de l’armée, ce qui serait compliqué sans défense aérienne.»

Un fait contesté par Felix Stürner, municipal moudonnois et président des Verts de la Broye-Vully: «Ce résultat serré envoie un signal à l’armée, stipulant qu’il faudrait privilégier d’autres formes de défense, comme les drones ou la cybersécurité.» S’il ne conteste pas l’apport économique de la base militaire pour la région, l’élu se dit favorable à un développement d’autres secteurs.

Prochaine étape: le choix du modèle de l’avion par le Conseil fédéral. L’Association pour la sauvegarde des intérêts des communes broyardes touchées par l’aéroport de Payerne (ASIC) regrette ne pas constituer un partenaire de choix durant ce processus. «Nous ne sommes pas formellement opposés aux avions. D’ailleurs, nous sommes restés neutres sur la question. En revanche, nous aimerions être plus écoutés», confie son président, Cédric Péclard. L’association dit s’engager pour faire respecter les règlements de l’exploitation, notamment en ce qui concerne les nuisances sonores.

8 commentaires
    Edouard Sansmask

    Ce qui est dingue dans cette affaire , c'est que l'on a causé que des 6 milliards et des sous .. de toute façon le budget est attribué à l'armée , c'est entendu . Mais le bruit infernal , vols de nuit , .... et la pollution l'odeur certains jours je vous invite à venir renifler ..et bientôt le H24 pour pourrir encore nos nuits , car oui je suis riverain de la base aérienne et sans cette base militaire , la Broye serait un paradis , d'autres entreprises se serait installées sur ces terrains longeant l'autoroute comme à Bulle par exemple donc l'argument emplois ne tiens pas . Oui on est passé à pas grand chose de la paix dans la Broye .....