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Portrait de Silke GrabherrLa chercheuse pleine de vie ose regarder la mort en face

La directrice du Centre universitaire romand de médecine légale ne sait pas faire les choses à moitié et publie un livre.

Silke Grabherr devant les locaux lausannois du Centre universitaire romand de médecine légale qu’elle dirige.
Silke Grabherr devant les locaux lausannois du Centre universitaire romand de médecine légale qu’elle dirige.
Christian Brun

Dans les couloirs du Centre universitaire de médecine légale, sur les hauts de Lausanne, flotte une amabilité et une joie de travailler ensemble qui tranche avec la fonction même de ce lieu où s’opèrent les autopsies, les examens cliniques et les analyses scientifiques des six cantons francophones, autant pour les morts violentes que pour les victimes de viol. C’est sans doute dû à l’énergie de sa directrice, Silke Grabherr, qui insuffle à ses 240 collaborateurs d’environ 50 métiers différents une grosse dose de pensée positive.

Ce matin-là, elle est venue dans sa petite Porsche, laissant sa Harley-Davidson ornée d’une tête de mort stylisée au garage. La médecin légiste aime la vitesse, le rythme du rock et avoue des passions pour Arnold Schwarzenegger, «trois carrières au sommet», et Michael Schumacher. Entre Lausanne et Genève, entre ses cours à l’Université et ailleurs, ses 196 publications scientifiques, la gestion de son centre et les invitations à des congrès à l’étranger, le planning de la scientifique est lui aussi effréné. «Mais j’essaie toujours de garder mes week-ends libres, sauf quand je suis de garde ici ou en congrès.»

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