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Affaire des Kbox«La coordination entre pays évite la destruction de preuves»

Le procureur vaudois Sébastien Fetter rejoindra en 2021 Eurojust, l’agence européenne d’entraide judiciaire. Il en explique l’utilité pour l’enquête sur la société KboxServ, soupçonnée d’avoir piraté des milliers de films et séries.

Sébastien Fetter, procureur spécialisé en criminalité informatique, dans son bureau de Renens qu’il quittera pour La Haye en 2021.
Sébastien Fetter, procureur spécialisé en criminalité informatique, dans son bureau de Renens qu’il quittera pour La Haye en 2021.
ODILE MEYLAN

En 2021, le procureur vaudois Sébastien Fetter quittera les enquêtes de terrain pour contribuer à l’entraide judiciaire au niveau européen. L’Office fédéral de la justice vient en effet de le nommer procureur de liaison pour la Suisse auprès d’Eurojust, une agence de l’Union européenne créée en 2002. Procureur depuis bientôt dix ans, ce magistrat âgé de 41 ans était devenu le référent en matière de cybercriminalité au Ministère public central du canton de Vaud. Il mène ainsi l’enquête sur le service Kbox, basé à Renens, qui donnait accès à des milliers de séries et de films, illicitement selon le procureur ainsi que les plaignants, l’entreprise vaudoise Kudelski et la chaîne française Canal +. Trois personnes ont été interpellées et le suspect principal est en prison. Il se trouve qu’Eurojust a aidé le magistrat à coordonner les opérations dans cinq pays. Il s’en explique avant de partir à La Haye l’an prochain avec son épouse et ses deux filles.

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