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Arts de la scèneLa crise sanitaire accouche d’un manifeste pour le théâtre d’après

Eric Devanthéry et sa compagnie Utopia pavent le chemin qui, une fois les salles rouvertes, pourrait mener au spectacle «responsable».

En amont d’une prochaine création, la Cie Utopia fait lecture, à même la terre du Jura, de son adaptation de «La Vache» signée Beat Sterchi.
En amont d’une prochaine création, la Cie Utopia fait lecture, à même la terre du Jura, de son adaptation de «La Vache» signée Beat Sterchi.
E. DEVANTHÉRY

Et si la pandémie préfigurait l’utopie? Avouons que la perspective a de quoi séduire. À la tête de la compagnie Utopia, le metteur en scène et traducteur genevois Eric Devanthéry a maintes fois prouvé qu’il savait joindre l’acte à la rêverie idéaliste, ne serait-ce qu’à travers son «Hamlet» shakespearien, ses «Brigands» d’après Schiller ou ses «Misérables» tirés d’Hugo. Si le théâtre a toujours été pour lui un vecteur de changement, l’interruption qu’il subit depuis le début de la crise sanitaire a affermi cette conviction. «L’arrêt brutal de l’activité artistique lors de la première vague nous a motivés à prendre du recul, à aspirer à un monde d’après plus lumineux, qui mette en pratique tout ce dont on a soudain pris conscience. Nous avons alors posé un regard introspectif sur nos fonctionnements en cherchant à les améliorer d’un point de vue social et environnemental», témoigne le passionné.

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