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Portrait de Fanny MeyerLa discrète monte au front du 11e Livre sur les quais

Hyperactive au salon morgien dès 2014, la trentenaire en prend les commandes en pleine crise.

Fanny Meyer, directrice du Livres Sur les Quais.
Fanny Meyer, directrice du Livres Sur les Quais.
Odile Meylan

La contradiction n’effraie pas Fanny Meyer. Parmi ses souvenirs marquants, la militante écologiste cite une plongée avec les dauphins en Égypte. «Je sais, soupire-t-elle. Désormais je renonce au maximum à l’avion. Durant le confinement, j’ai vraiment savouré le ciel bleu et le chant des oiseaux.» Avec la nouvelle boss du salon littéraire de Morges, il vaut mieux ne pas s’arrêter aux premières impressions. Ainsi, elle vénère le classique «Oliver Twist», en parle avec tant de fougue qu’on pourrait croire qu’elle a vécu les misères infligées à l’orphelin de Charles Dickens. Pas du tout! Sa mère, ballottée entre Alger et Paris, était «d’un milieu très pauvre mais pas à ce point». Dégommant le cliché, elle ajoute: «Mais «Oliver Twist» m’a fait prendre conscience de ma chance et a déclenché mes aspirations à la justice sociale. Et puis… la lecture chez nous, c’était aussi le moyen de s’évader et stopper le tournis de la journée.»

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