Passer au contenu principal

Corruption africaine jugée à GenèveLa femme de confiance d’un milliardaire passe sur le gril au tribunal

Le procès de Beny Steinmetz, accusé de corruption en Guinée, s’est ouvert lundi. Avec l’interrogatoire d’une professionnelle des sociétés offshore qui ressort laminée de l’affaire.

Les accusés et leurs avocats: Mes Marc Bonnant, Jean-Marc Carnicé et Corinne Corminboeuf Harari, qui défend Sandra M. (en haut, veste bleue).
Les accusés et leurs avocats: Mes Marc Bonnant, Jean-Marc Carnicé et Corinne Corminboeuf Harari, qui défend Sandra M. (en haut, veste bleue).

Sur le papier, Sandra M. dirigeait le centre nerveux d’un empire mondial actif dans les mines, les diamants, le pétrole ou l’immobilier. Cette Belge de 50 ans, aux lunettes bleues et à la voix douce, était une fidèle entre les fidèles de Beny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien jugé depuis lundi à Genève pour corruption et faux dans les titres. Dans sa galaxie de sociétés, elle officiait comme secrétaire de luxe, voire femme de paille, chargée de signer des contrats dont elle ne connaissait pas forcément les tenants et aboutissants. Ce qui lui vaut de se retrouver cette semaine sur le banc des accusés, aux côtés de son ancien patron.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.