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CoronavirusLa France annonce maintenir ses restrictions

Pour éviter que la nouvelle souche du virus ne se répande trop, le Premier ministre français Jean Castex a annoncé jeudi que les frontières avec le voisin britannique allaient rester fermées.

Jean Castex s’est exprimé jeudi lors d’une conférence de presse.
Jean Castex s’est exprimé jeudi lors d’une conférence de presse.
AFP

L’inquiétude autour du variant britannique du coronavirus monte en France, où deux «clusters à risque» de cette souche plus transmissible ont été identifiés, et Paris n’envisage aucun assouplissement des mesures sanitaires avant plusieurs semaines.

Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé jeudi que les frontières françaises avec le Royaume-Uni resteraient fermées «jusqu’à nouvel ordre» pour empêcher la propagation d’une variante du Covid-19, après que «deux clusters à risque» ont été détectés en France.

«Nous avons décidé le 20 décembre dernier de fermer les frontières avec le Royaume-Uni et cette mesure sera prolongée jusqu’à nouvel ordre», a affirmé Jean Castex lors d’une conférence de presse, précisant que «seules certaines catégories de personnes» – résidents britanniques en France, routiers, notamment – pourront la franchir, à condition de produire un test PCR négatif.

«Eviter une diffusion»

«Nous nous attendons à en identifier davantage», a prévenu le ministre Olivier Véran lors de la même conférence de presse, disant vouloir «à tout prix éviter une diffusion» de ce variant. «Nous prendrons toutes les mesures qui s’imposeront si ces variants devaient s’avérer diffusés sur le territoire national», a-t-il ajouté, en évoquant une «surveillance accrue» dans les écoles, même si le gouvernement n’envisage la fermeture des établissements scolaires qu’en dernier recours.

Appelés VOC 202012/01 pour le britannique et 501.V2 pour le sud-africain, ces variants inquiètent la communauté internationale. S’ils ne semblent pas intrinsèquement plus dangereux que le virus classique, ils sont, selon les premières données, beaucoup plus transmissibles, ce qui augmente le risque de saturation des hôpitaux par des malades du Covid-19.

«Situation fragile»

«La situation sanitaire est devenue plus fragile au cours des dernières semaines» en France, a reconnu M. Castex, rappelant que la moyenne des contaminations quotidiennes s’établissait autour des 15’000 cas. «Il n’est pas question que nous baissions la garde dans les semaines à venir», a martelé le Premier ministre en annonçant que les bars, restaurants resteraient fermés au minimum jusqu’à mi-février.

Aucun assouplissement n’est prévu non plus dans les semaines qui viennent pour les cinémas, théâtres, musées ou salles de sports, a-t-il précisé. La France espère en revanche rouvrir les remontées mécaniques des stations de ski, qui attirent habituellement une importante clientèle européenne, pour les vacances de février, a indiqué M. Castex.

Critiqué pour la lenteur du début de la campagne de vaccination, l’exécutif a annoncé un nouvel élargissement des publics éligibles dans les prochains jours: les plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier, et la vaccination est désormais ouverte aux personnes handicapées dans des établissements spécialisés et aux personnels de 50 ans et plus qui y travaillent. 45’000 personnes ont été vaccinées au cours des cinq derniers jours, a précisé M. Castex.

De son côté, le ministre de la Santé a précisé que la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech pouvait être différée «jusqu’à six semaines au lieu de trois», «sans risque et sans perte d’efficacité». «Cela nous permet de disposer de davantage de doses disponibles tout de suite» pour réaliser la première injection du vaccin chez plus de patients, a souligné Olivier Véran. Plus de 66’000 personnes sont mortes du Covid-19 en France depuis le début de l’épidémie en mars dernier.

Refaire du ski en février?

La France ne va pas rouvrir en janvier les remontées mécaniques des stations de ski fermées à cause du Covid et espère pouvoir les rouvrir pour les vacances de février, a indiqué jeudi le Premier ministre Jean Castex.

Il a dit «comprendre l’inquiétude des élus et professionnels de la montagne», et leur «besoin de visibilité notamment sur la possibilité d’ouvrir pendant les vacances de février» car cette activité saisonnière est «vitale» pour les régions et les professionnels concernés.

Les stations de ski françaises, notamment dans les Alpes attirent une importante clientèle européenne et la France poursuivra «son action diplomatique» auprès des pays voisins dotés de stations de sports d’hiver, pour qu’ils ne rouvrent pas leurs remontées mécaniques, faisant ainsi concurrence à la France.

«Incertitudes sanitaires»

Une réouverture en février est «un objectif que nous pouvons nous fixer mais il serait prématuré de prendre une décision aujourd’hui compte tenu des incertitudes sanitaires qui demeurent», a souligné le chef du gouvernement, lors d’une conférence de presse sur la situation sanitaire. Il a annoncé qu’un «point» sera fait le 20 janvier, soit «à deux semaines du début des vacances scolaires», dans certaines régions françaises.

Le chef du gouvernement s’est dit conscient de combien «c’est vital pour ces territoires pour lesquels cette activité saisonnière fait vivre des familles entières toute l’année». En attendant, le gouvernement «continuera d’accompagner les acteurs économiques et territoires de montagne».

Jusqu’ici, les stations «ont perdu jusqu’à 85% de leur fréquentation et sont avec les hôtels, les cafés et les restaurants les principaux sacrifiés de la crise sanitaire», ont fait valoir les professionnels de la montagne.

AFP

1 commentaire
    gui

    Ben mince alors, je croyais que "le virus n'a(vait) pas de passeport"... dixit Macaron

    Ah, je sais c'est à cause du Brexit ! Les virus anglais n'ont plus le droit de circuler en Europe.... ben voilà, fallait y penser... après Castex il a pas téléchargé l'application stop covid parce que paraît-il c'est "utile pour les gens qui voient du monde..."