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Communales 2021 à MorgesLa gauche abandonne la syndicature à l’héritière du PLR

Première élue dimanche à Morges, Mélanie Wyss reprend un fauteuil occupé depuis vingt-sept ans par les socialistes. Fille d’un ancien municipal, la cheffe des Finances s’inscrit dans une certaine tradition morgienne.

Après avoir écrasé la concurrence au soir du second tour, Mélanie Wyss sera élue syndique mardi 6 avril, aucun contradicteur ne souhaitant l’affronter dans les urnes.
Après avoir écrasé la concurrence au soir du second tour, Mélanie Wyss sera élue syndique mardi 6 avril, aucun contradicteur ne souhaitant l’affronter dans les urnes.
Sébastien Bovy

Ceux qui ne suivent pas la politique morgienne depuis longtemps vont trouver le propos exagéré, mais pour certaines familles de la ville, les vingt-sept années qui viennent de s’écouler depuis la «destitution» du syndic radical Jean-Michel Pellegrino s’accompagnent d’une amertume impossible à gommer, le socialisme étant un terme qu’on évite de prononcer à la table de la cuisine.

C’est dire qu’on va sortir l’argenterie mardi sur le coup de midi, lorsque l’élection tacite de Mélanie Wyss sera prononcée par le bureau électoral, dernière pièce du puzzle qui signifie le retour en grâce de ce qu’il faut appeler «la droite», celle qui a régné sur la ville jusqu’à ce qu’un inconnu du nom d’Eric Voruz gagne pour toujours le cœur de la population en 1994. Nuria Gorrite, puis Vincent Jaques, ont enfoncé le clou et les éternelles chevilles ouvrières du PLR, celles qui montent les stands du marché et collent les affiches, savaient au fond d’eux qu’à part un miracle, ils ne reverraient pas de sitôt un des leurs «reprendre» l’Hôtel de Ville.

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