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Extension du Théâtre du JoratLa Grange sublime muera après deux essais avortés

Inauguré en 1908, le théâtre de Jorat-Mézières va prochainement s’étendre. Une nouvelle annexe, à l’arrière du théâtre, et un pavillon public, dans le jardin, seront érigés.

Un photomontage de l’extension programmée du Théâtre du Jorat. Avec la nouvelle annexe au fond à droite et le pavillon public à gauche dans le jardin.
Un photomontage de l’extension programmée du Théâtre du Jorat. Avec la nouvelle annexe au fond à droite et le pavillon public à gauche dans le jardin.
Pixyform

Il y a beau temps que l’on évoque, dans toute la région et au sein de l’art de la scène, l’extension du mythique Théâtre du Jorat. Après deux tentatives avortées, la dernière en 2012, voici que le dessein de rendre la «Grange sublime» plus accueillante, conviviale et pratique refait surface.

Le plan d’affectation «qui fixe les nouvelles règles du jeu en matière de volumes, surfaces, notamment hauteurs», précise le municipal Roland Galley en charge du dossier, est actuellement soumis à enquête publique par la Commune de Jorat-Mézières, pour le compte de la Fondation du Théâtre du Jorat.

Inauguré en 1908 après 60’000 francs de travaux, ce «théâtre à la campagne» devenu monument historique par décision du 17 juin 1988 va s’agrandir. Si le théâtre de 1000 places en lui-même est devenu inconstructible depuis 1995, des travaux d’entretien, de réparation, de transformation ou de restauration sont autorisés; sous la haute surveillance de l’État de Vaud et de la Confédération. La survie et la conservation – dans le respect de la préservation de l’authenticité patrimoniale – du théâtre, dirigé depuis bientôt dix ans par Michel Caspary, sont en jeu.

Pérennisation en jeu

«Dans le but de suivre l’évolution des techniques du spectacle et pour améliorer le confort des artistes et des visiteurs, un renouvellement des infrastructures actuelles est nécessaire. Ces travaux nous permettront en effet de pérenniser l’exploitation du théâtre», résume Christian Ramuz, président du conseil de fondation du Théâtre du Jorat. Pour mémoire, un assainissement de la structure en bois est toujours en cours.

Confié au bureau d’architectes lausannois Mondada Frigerio Dupraz, lauréat d’un concours, l’ouvrage est triple. Un renforcement de la cage de scène est dans le viseur. Par ailleurs, l’annexe accolée à l’arrière-scène de la «Grange sublime», et qui date des années 40-50, va être détruite. Une nouvelle, en bois sur un socle de béton, sera érigée. «Polyvalente, elle abritera les services liés aux activités de la scène comme les décors, les locaux techniques. Il y aura aussi une grande loge pour les artistes qui pourra également servir de local de répétition pour les grands chœurs», détaille Christian Ramuz.

«Le pavillon public sera foyer pour les spectateurs avant, durant l’entracte et après les spectacles. Nous voulons lui donner une vocation de lieu d’échanges conviviaux, notamment entre public et artistes»

Christian Ramuz, président du conseil de fondation.

Artistes et personnel ne seront pas les seuls choyés. Le public évidemment le sera aussi encore plus après la construction d’un pavillon en bois d’environ 300 m2. Situé dans le jardin en face du théâtre, «il sera foyer pour les spectateurs avant, durant l’entracte et après les spectacles. Nous voulons lui donner une vocation de lieu d’échanges conviviaux, notamment entre public et artistes», conclut le président du comité de fondation.

Écrivain et dramaturge vaudois, René Morax fut l’instigateur du Théâtre du Jorat. Construit pour 60’000 francs, il fut inauguré en 1908.
Écrivain et dramaturge vaudois, René Morax fut l’instigateur du Théâtre du Jorat. Construit pour 60’000 francs, il fut inauguré en 1908.
Céline Michel

Le coût total actuellement devisé des transformations, dont la date n’est pas encore fixée et prévues pour durer environ dix mois, est de 9 millions de francs. Le projet bénéficiera de mannes vaudoises et bernoises, mais ce ne sera pas suffisant. Le conseil de fondation planche pour trouver les fonds auprès de diverses institutions et mécènes.