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Affaire des commandements de payerLa hache de guerre en passe d’être (enfin) enterrée à Vevey

Un nouveau commandement de payer ne sera finalement pas envoyé à Michel Agnant et Jérôme Christen. Et le précédent est en discussion.

Les nouveaux commandements de payer que l’avocate de la Ville voulait envoyer aux municipaux Michel Agnant et Jérôme Christen (Vevey Libre) sont finalement suspendus par l’Exécutif.
Les nouveaux commandements de payer que l’avocate de la Ville voulait envoyer aux municipaux Michel Agnant et Jérôme Christen (Vevey Libre) sont finalement suspendus par l’Exécutif.
Chantal Dervey


«
Au vu des avancées que nous avons trouvées récemment sur d’autres points de désaccord, je garde l’espoir que nous trouvions une issue constructive à ce sujet, issue qui permette en même temps de préserver les intérêts de la Commune et de se concentrer sur les enjeux importants qui occupent et préoccupent notre collectivité.» Avec cette affirmation, la syndique de Vevey, Elina Leimgruber, a dit vrai lors du Conseil communal de jeudi soir. Elle l’a prouvé dès ce lundi: les nouveaux commandements de payer que l’avocate de la Ville voulait envoyer aux municipaux Michel Agnant et Jérôme Christen (Vevey Libre) sont finalement suspendus par l’Exécutif, qui s’est réuni ce début de semaine. Ces nouvelles poursuites étaient censées être en lien avec l’audit commandé par le Conseil d’État sur les relations de travail entre la Municipalité et les cadres de l’administration.

Concernant l’autre commandement de payer de 1 million, qui a été envoyé à deux reprises (en mai 2019 puis tout récemment), «nous étudions actuellement des solutions pour régler cette question et avancer ensemble dans un but constructif, maintenant que nous avons retrouvé une dynamique positive», affirme Elina Leimgruber. La hache de guerre semble ainsi sur le point d’être enterrée à la Municipalité de Vevey.

«Les démarches juridiques, conseillées par notre mandataire, finissent par être interprétées à tort comme des manœuvres politiques»

Elina Leimgruber, syndique de Vevey

«Aucune intention politique»

Une bonne nouvelle, après que les fronts avaient une nouvelle fois été tendus sur la question de ces poursuites au dernier Conseil communal, un camp accusant Elina Leimgruber et Etienne Rivier de manœuvres politiques. «On se réfugie dans le juridico-juridique. Mais nous savons tous que ce qu’il y a derrière ne l’est pas: des moyens de pression psychologique et politique. Sur le plan humain, on est soit dans le régime de labsurde soit dans celui de la bassesse.» Cette prise de parole de Laurent Lavanchy (Décroissance Alternatives) avait été la plus virulente de la soirée. En réponse aux attaques, Elina Leimgruber avait martelé: «Les démarches juridiques, conseillées par notre mandataire, finissent par être interprétées à tort comme des manœuvres politiques. Je le dis et le répète… il n’y a dans ces démarches aucune intention politique, mais une ligne de protéger les intérêts de la Ville dans une situation excessivement complexe, avec des procédures juridiques longues.»

Plusieurs questions demeurent ouvertes sur la stratégie de l’avocate, mais cette dernière, contactée à plusieurs reprises, n’a pas répondu à nos appels.

Rectification

Un problème factuel a fait l’objet d’un échange musclé entre le président de la Commission de gestion (Coges), Gilles Perfetta, et le municipal Etienne Rivier. Ce dernier a «trouvé indigne» de navoir pas été tenu au courant d’un avis de droit en possession de Michel Agnant et Jérôme Christen dès le 29 janvier 2018 et dès avril par la Coges. Ce document prenait position sur les locaux de Simplon 48, dont le bail était au nom de la Ville mais qui étaient occupés par la société de Lionel Girardin, municipal suspendu actuellement sous enquête pour gestion déloyale d’intérêts publics. Gilles Perfetta a rafraîchi la mémoire à Etienne Rivier, rappelant que Michel Agnant avait tenté d’aborder cette question en séance de Municipalité du 12 mars 2018.