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Débrayage à YverdonLa hache de guerre est enterrée chez Leclanché Capacitors

Un accord portant sur un plan social a été trouvé entre le personnel et la direction du groupe français Mersen. Le site ne sera cependant pas sauvé.

Les négociations entre le syndicat Unia et Laurent Dousselin, directeur du site yverdonnois, ont été tendues.
Les négociations entre le syndicat Unia et Laurent Dousselin, directeur du site yverdonnois, ont été tendues.
CHRISTIAN BRUN

Après onze jours de grève et l’intervention de l’Office cantonal de conciliation et d’arbitrage en cas de conflits collectifs de travail, un accord portant sur un plan social a été trouvé entre le personnel soutenu par Unia et la direction du groupe Mersen, propriétaire de Leclanché Capacitors, indique le syndicat dans un communiqué.

«Il a été accepté vendredi à l’unanimité», poursuit Unia. Cet épisode met fin à un conflit de travail intense, déclenché après l’annonce de la fermeture du site. En effet, le groupe français Mersen va délocaliser l’activité de la société yverdonnoise dans le nord de l’Allemagne, condamnant ainsi 17 emplois.

Malgré la mobilisation, l’entreprise ne sera pas sauvée. Mais la détermination des grévistes a permis d’obtenir un plan social important en faveur de l’ensemble des salariés du site, insiste en substance Unia. Ils toucheront des indemnités de départ se situant entre cinq et quinze mois de salaire, en fonction de leur ancienneté et de leur âge. L’employeur prendra également en charge l’intégralité des cotisations LPP pour une salariée proche de la retraite. Des indemnités ont également été prévues pour les salariés avec des enfants à charge.

«Nous pouvons maintenant passer à la suite, à savoir les négociations individuelles avec les salariés»

Laurent Dousselin, directeur du site yverdonnois

Pour Laurent Dousselin, envoyé récemment par le groupe Mersen comme gérant du site, le plan social est «largement supérieur à la norme suisse, mais il est équilibré». «C’est une bonne chose que nous soyons parvenus à un accord, même si les négociations ont été un peu longues. Nous pouvons maintenant passer à la suite, à savoir les négociations individuelles avec les salariés que nous accompagnerons dans leur recherche d’emploi.»

3 commentaires
    César Gavin

    En même temps tout le monde ici applaudit des deux mains quand une entreprise Suisse ferme une une succursale Française pour améliorer sa rentabilité