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Portrait de Caroline DayerLa liberté d’être soi, dans les prés et les préaux

L’experte des questions d’homophobie et de transphobie dans les lieux de formation vaudois mène une recherche dans les écoles afin d’élaborer un plan d’action.

Caroline Dayer, déléguée cantonale pour la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les lieux de formation.
Caroline Dayer, déléguée cantonale pour la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les lieux de formation.
Vanessa Cardoso

Caroline Dayer aime prendre de la hauteur. Que ce soit perchée dans les arbres de son village du val d’Hérens ou en globe-trotter dans les grandes villes du monde, elle a la vision plus large que la vallée borgne où elle a grandi. «Les montagnes, c’est beau, mais c’est aussi écrasant», sourit-elle. La nouvelle experte des questions d’homophobie et de transphobie dans les lieux de formation vaudois s’emploie depuis longtemps à en déplacer, des montagnes: celles des violences et des discriminations.

La spécialiste en études genre se réjouit de «l’intitulé très clair» de son poste, créé par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture en septembre 2020. «C’est le signe d’une volonté politique forte et novatrice de parler de ces problématiques et d’ancrer une politique institutionnelle», détaille-t-elle d’une voix chaude et posée, où pointe parfois un léger accent du Vieux-Pays. Il y a de quoi se réjouir pour celle qui croisa le fer avec Oskar Freysinger, alors conseiller d’État valaisan à la formation, quand il annulait l’atelier consacré au sexisme et à l’homophobie au Collège des Creusets, à Sion, en avril 2016. «Lui et le recteur Benjamin Roduit prétendaient qu’il n’y avait pas de problème à ce sujet en Valais…»

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