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Comment filmer en période de pandémie?«La Ligne», un tournage sous haute surveillance sanitaire

Les mesures anti-Covid sur le film de la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier, tourné principalement au Bouveret, sont drastiques et multiples. Reportage.

Une scène du film, sur les rives du canal au Bouveret avec la jeune Elli Spagnolo. En période de Covid, les règles sont très strictes, seuls les acteurs ne portent pas de masque.
Une scène du film, sur les rives du canal au Bouveret avec la jeune Elli Spagnolo. En période de Covid, les règles sont très strictes, seuls les acteurs ne portent pas de masque.
Chantal Dervey

Jeudi matin, le Bouveret: plateau de «La Ligne», nouveau film d’Ursula Meier. Le tournage s’inscrit en pleine période de pandémie. La scène du jour? La jeune Lausannoise Elli Spagnolo (Marion dans le film) peint une longue ligne bleue pour ceinturer un périmètre autour de la maison de sa mère Christina – interprétée par Valeria Bruni Tedeschi, comédienne et réalisatrice franco-italienne, primée à Cannes comme aux César. Elle explique à sa grande sœur Margaret (l’actrice belgo-suisse Stéphanie Blanchoud) qu’elle ne peut la franchir.

Maquilleuse, perchman, réalisatrice, assistants, preneur de sons, électricien – une vingtaine de personnes évidemment masquées – sont sur le plateau, en bordure du Canal Stockalper; dans un froid qui devient glacial. Comme l’histoire du film. Margaret est frappée par une mesure d’éloignement après violence sur sa génitrice. Elle n’a pas le droit de s’approcher à moins de 200 mètres de la maison familiale. Elle n’aura de cesse de se faire pardonner son acte et de renouer le lien, mais cette ligne bleue tracée par Marion à ne pas franchir «cristallisera toutes les tensions de cette famille dysfonctionnelle», indique le scénario. Quelques badauds suivent la scène.

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