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Je freine donc je pollueLa lutte contre les suies de freinage est lancée

Elles forment désormais le gros des particules ultrafines rejetées par nos véhicules. Surprise: les électriques sont très loin d’être vertueuses. Leur limitation se joue à Genève, Bruxelles ou Seattle.

Un rapport de l’OCDE révèle que sur les voitures électriques chargées de grandes batteries, «les particules de 2,5 ​microns rejetées sont de 3 à 8% plus importantes que celles de véhicules traditionnels».
Un rapport de l’OCDE révèle que sur les voitures électriques chargées de grandes batteries, «les particules de 2,5 ​microns rejetées sont de 3 à 8% plus importantes que celles de véhicules traditionnels».
Keystone

Ce sont les autres suies toxiques. Pas celles des pots déchappements, dont les rejets ont été divisés par plus de quatre en vingt ans, grâce à la mise en place généralisée de filtres à particules sur les véhicules. Mais les poussières riches en métaux ou en plastique dispersées par labrasion des freins ou des pneus.

Réunie il y a quinze jours à Genève sous légide de lagence onusienne UNECE, le forum mondial pour lharmonisation de la régulation des véhicules a annoncé lélaboration dun cadre de mesure standardisé de cette pollution liée au freinage. Une étape indispensable à toute limitation de ces rejets, dont les détails seront actés en juin 2022. Soit quelques mois avant que lEurope intègre éventuellement la traque de ces poussières dans son nouvel arsenal antipollution.

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