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Ciné-festival à LausanneLa manifestation pourra dévoiler ses toiles inédites

La fête du grand écran aura bien lieu du 4 au 8 novembre, en conservant la programmation annoncée, mais avec au maximum 50 personnes par salle.

«Zwischenwelten», du Suisse Thomas Karrer, figure parmi les coups de cœur de Jean-Daniel Cattaneo.
«Zwischenwelten», du Suisse Thomas Karrer, figure parmi les coups de cœur de Jean-Daniel Cattaneo.
DR

Pour sa 23e édition, le rendez-vous cinématographique prévu dès le 4 novembre entre Lausanne et Prilly avait déjà annoncé des adaptations. Pas de soirée spéciale au D! Club ni de grand buffet de dégustation dans le cadre de la séance organisée avec Lausanne à table. Après les annonces fédérales de ce mercredi, Jean-Daniel Cattaneo et Fabrice Gevisier ont choisi de maintenir le rendez-vous, intégrant la limitation des 50 personnes par salle désormais exigée.

Jeudi matin, les organisateurs se disaient «avant tout soulagés de ne pas devoir fermer». Dans l’après-midi, ils annonçaient le maintien de l’affiche telle qu’elle a été conçue, avec comme de coutume une offre riche en avant-premières. Beaucoup de films français dans et hors compétition, mais aussi des longs-métrages italiens tel que «Gli anni piu belli» de Gabriele Muccino, ou même, venu du Japon, «True mothers» de Naomi Kawase.

«L’affiche du festival reste la même, et nous suivons le plan de protection déployé depuis le 6 juin, en limitant en plus les spectateurs à 50»

Jean-Daniel Cattaneo et Fabrice Gevisier

Parmi les toiles françaises, «Profession du père» de Jean-Pierre Améris avec Benoît Poelvoorde, «Villa Caprice» avec Niels Arestrup, Patrick Bruel et Irène Jacob, «Les deux Alfred» de Bruno Podalydès avec Sandrine Kiberlain, ou «Mandibules», de Quentin Dupieu. Et pour égayer la sinistrose ambiante, le rendez-vous démarrera avec la comédie «Tout nous sourit» de Mélissa Drigeard, avec Elsa Zylberstein.

En matière de classique, le public pourra se faire peur «en avant festival» avec «Shining», présenté mardi à la Cinémathèque, qui projette aussi le mercredi trois œuvres cultes de Fellini, qui aurait eu 100 ans.

Réalisateurs suisses présents

Quant aux personnalités invitées, le flou régnait encore hier. «Nous avons des doutes sur la venue des équipes françaises. Les distributeurs concernés doivent nous informer», commentaient les organisateurs. Parmi les personnes attendues figure Michèle Laroque, pour son deuxième long-métrage «Chacun chez soi» tourné avec Stéphane de Groodt. La présence des réalisateurs suisses Lila Ribi, pour «Révolution silencieuse», documentaire sur un paysan du Jura vaudois reconverti dans la culture de blés anciens sorti en en 2017, et Thomas Karrer, pour l’avant-première «Zwischenwelten», est cependant confirmée.

«Gli anni piu belli» est le coup de cœur de Fabrice Gevisier, co-organisateur de la manifestation.
«Gli anni piu belli» est le coup de cœur de Fabrice Gevisier, co-organisateur de la manifestation.
DR

Le public, lui, sera accueilli «comme nous le faisons depuis la réouverture des salles depuis le 6 juin, en respectant scrupuleusement le plan de protection mis en place par la branche cinématographique et le canton, avec désormais 50 personnes par séances au maximum».

Pour le film «Calamity Jane» destiné au jeune public, projeté à Cinétoile à Malley le samedi 7 à 10 h, une capacité maximale de 300 places est annoncée, en répartissant les spectateurs dans six salles, par tranche de 50.

Quant au plan de protection élaboré par Pro Cinéma, Xavier Pattaroni, président de l’Association des cinémas romands, plaidait hier pour son efficacité, avant même l’entrée en vigueur de la limite à 50 spectateurs, rappelant hier dans nos colonnes que les salles n’avaient enregistré «aucun cas de Covid avéré» depuis leur réouverture après le semi-confinement.



Prilly, Cinétoile
Lausanne, Cinémathèque
Du 4 au 8 novembre
Programme complet sur
www.cinefestival.ch