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Réchauffement climatiqueLa mer Caspienne se meurt et il est sans doute déjà trop tard

Fortement pollué, le plus grand lac du monde, qui voit son niveau d’eau diminuer dramatiquement, est à l’aube d’une catastrophe écologique.

Près de 300 phoques de la Caspienne sont morts pour des raisons encore incertaines, début décembre 2020. L’animal, menacé par la pollution, ne compte plus que 68’000 spécimens, contre un million au début du XXe siècle.
Près de 300 phoques de la Caspienne sont morts pour des raisons encore incertaines, début décembre 2020. L’animal, menacé par la pollution, ne compte plus que 68’000 spécimens, contre un million au début du XXe siècle.
Musa Salgereyev/TASS

On se souvient de la mer d’Aral, naguère quatrième plus grand lac du monde et asséchée par le régime soviétique et sa soif de cultiver les vastes steppes du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan. Réduite aujourd’hui à moins d’un dixième de son volume, ce n’est plus qu’un vaste désert dans lequel s’enfoncent des bateaux rouillés.

La mer Caspienne connaîtra-t-elle le même sort? Peut-être, si ce n’est que dans son cas, il serait non pas causé par l’agriculture mais par le réchauffement climatique et l’évaporation. Dans une récente étude publiée dans «Nature Communications Earth & Environment», des chercheurs allemands et néerlandais ont calculé cette évaporation et estimé que le niveau des eaux pourrait baisser entre 9 et 18 mètres d’ici à la fin du siècle!

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