La migration n'est pas qu'un fardeau
Bashkim Iseni réaffirme en quoi l'apport de gens d'ailleurs est crucial pour les démocraties vieillissantes du vieux continent.
La migration est désormais de plus en plus associée à un phénomène humain aux facettes principalement négatives. Je pense notamment à deux phénomènes largement médiatisés et qui s'inscrivent dorénavant dans une certaine durée. D'un côté le flux ininterrompu et apocalyptique de migrants en provenance de pays confrontés à de graves conflits au Moyen-orient ou fuyant des régions pauvres du monde, qui affluent vers l'Europe. De l'autre côté, la menace djihadiste – devenue désormais bien réelle depuis les vagues d'attaques meurtrières en France – avec pour fond des jeunes issus de la migration. L'épisode de choc des agressions sexuelles abominables d'une horde d'obnubilés dans la gare de Cologne en Allemagne, mais aussi le débat sur le vote du 28 février au sujet de la nouvelle initiative populaire pour le «renvoi effectif des délinquants étrangers», viennent s'ajouter à ce décor bien sombre.















