On a beaucoup parlé des emprunts contractés par la Municipalité lausannoise rose-verte auprès de la FIFA et du manque d’éthique de la gauche lausannoise qui, d’un côté, sollicitait des prêts de la Fédération internationale de football et, de l’autre, décriait la Coupe du monde de foot au Qatar, au nom du traitement des ouvriers et de l’écologie.
«Ce constat démontre que les affirmations publiques de la gauche lausannoise et ses actions sont diamétralement opposées.»
Si l’on se fie à la liste publique diffusée dans les médias, on constate que Lausanne a également emprunté des sous à Credit Suisse, condamné pour blanchiment d’argent aggravé en liaison avec la Bulgarie («Le Temps»). On a également emprunté de l’argent à l’Aéroport de Genève, alors que nombre de membres des Verts et du PS lausannois intentent actions sur actions, contre l’aéroport de la Blécherette. Des jeunes d’Extinction Rébellion sont même allés souiller la piste avec de l’huile. Souvenons-nous encore des inexactitudes qui ont amené à la condamnation en première instance du conseiller communal Valéry Beaud (Les Verts) et des manifestations de certains jeunes Verts exaltés. Ils ont même pris l’escapade en avion du conseiller fédéral Berset comme prétexte pour manifester devant l’aéroport.
On peut aussi relever les emprunts consentis par la Banque internationale du Luxembourg (BIL), nation qui a longtemps été considérée comme fiscalement non coopérante au sein de l’OCDE. Voire encore la Liechtenstein Global Trust (LGT Bank AG) du Liechtenstein, principauté où le niveau de vie des habitants est le double de celui des Suisses et qui bénéficie du qualificatif de «paradis fiscal» dans les milieux bancaires.
J’ai arrêté là mes recherches, tout en sachant que certaines caisses de pensions mentionnées dans la liste publiée avaient des intérêts dans les énergies fossiles également. Si je comprends parfaitement la louable intention de la Municipalité d’emprunter à moindres frais pour la collectivité, je constate que malgré la dette abyssale dont souffre Lausanne après 30 ans de gouvernance de gauche, les autorités actuelles ne cessent de continuer à creuser un gouffre financier déjà effrayant.
«Vrai visage»
Ce système d’emprunt ressemble de plus en plus à ce que les milieux économiques appellent «la cavalerie» et un jour ou l’autre, notre Ville se trouvera en défaut de paiement, faute de trouver des créanciers. Ce navrant constat démontre que les affirmations publiques de la gauche lausannoise et ses actions en matière d’emprunts, notamment à charge de la municipale Florence Germond, sont diamétralement opposées.
Lorsqu’il s’agit de trouver de l’argent pour satisfaire sa phobie antivoitures, la gauche rose-verte n’hésite pas à s’acoquiner avec des banques à la clientèle douteuse ou les super-riches qu’elle passe son temps à mépriser et attaquer en public, pour les avantages fiscaux qui leur sont consentis. Il était grand temps que cette affaire des prêts par la FIFA sorte au grand jour, pour que les Lausannois voient enfin le vrai visage de ceux qui les gouvernent.
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L’invité – La Municipalité tire le diable par la queue!
Nicola Di Giulio s’en prend aux incohérences de la majorité de gauche de l’Exécutif lausannois, dans le cadre des emprunts contractés auprès de la FIFA.