Passer au contenu principal

Portrait d’Anne LévyElle ne craint pas un poste à haut risque

La nouvelle cheffe de l’OFSP a commencé sa carrière en santé publique dans la prévention des toxicomanies. La Bernoise de 49 ans œuvre désormais à prévenir les flambées d’une pandémie mondiale.

Anne Lévy, directrice de l’OFSP.
Anne Lévy, directrice de l’OFSP.
Odile Meylan

Cela ne lui fait pas peur. Au contraire. Prendre la direction de l’office fédéral le plus en vue depuis des mois – le plus médiatisé, félicité et critiqué – dope sa motivation d’œuvrer pour le bien-être des habitants de la Suisse. Lorsque Anne Lévy, nouvelle directrice de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) depuis le 1er octobre, a postulé pour ce poste prestigieux, on ne parlait pas du virus. Si elle avait su, la spécialiste en santé publique serait-elle venue quand même? «Bien sûr. Cette crise pandémique nous confronte à une situation tout à fait extraordinaire, effrayante, mais évidemment aussi intéressante.» La Bernoise de 49 ans, joviale et naturelle, nous reçoit dans son bureau, tout juste étrenné, sur le Campus Liebefeld. Un ensemble de bâtiments modernes qui, à quinze minutes en bus de la gare de Berne, regroupe plusieurs entités fédérales. Ce jour-là, son chien bien aimé Nöfä, qu’elle amène régulièrement sur son lieu de travail et avec lequel elle fait de longues promenades, n’est pas là!

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.