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Élections communales à CorbeyrierLa panne de candidats inquiète la future ex-syndique

Trois municipaux en poste ont décidé de laisser leur place au terme de la législature. Les remplaçants ne se bousculent pas au portillon.

À 72, la syndique Monique Tschumi a décidé de ne pas rempiler.
À 72, la syndique Monique Tschumi a décidé de ne pas rempiler.
VANESSA CARDOSO

Les élections se suivent mais ne se ressemblent pas, à Corbeyrier. En 2016, ils étaient à briguer les cinq sièges municipaux au premier tour. La liste d’entente avait volé en éclats au second tour qui avait mis aux prises quatre listes différentes – l’Entente villageoise, Corbeyrier libre, Corbeyrier futur et les Robaleux – et six candidats pour les deux derniers fauteuils à pourvoir. Très différent, le scénario actuel inquiète la syndique, Monique Tschumi.

Est-ce que l’on s’achemine vers une campagne plus calme à Corbeyrier?

Oui, trop calme même. Trois des cinq municipaux en place ont annoncé qu’ils ne se présenteraient pas, pour des raisons d’âge ou de charge de travail. Il s’agit de Monsieur Christian Genillard, Danielle Wanner et moi-même. Nos deux autres collègues sont Christine Christen et Christian Roubaty. Mais à moins d’une semaine du dépôt des listes, un seul candidat s’est déclaré et un autre a annoncé y réfléchir. À ce jour, la liste pour le Conseil communal compte déjà trente noms pour autant de sièges et les choses vont encore bouger d’ici à lundi.

Cette situation vous inquiète-t-elle?

Oui. Est-ce qu’elle est due au Covid? Nous avons pourtant lancé un appel au Conseil communal, dans notre journal local, via un tous-ménages… Sans succès.

«Face à ce manque de candidats, il faudra à nouveau se poser la question d’une fusion.»

Il y a cinq ans, l’ancien syndic Robert Nicolier et Christian Genillard avaient été plébiscités, alors qu’ils n’étaient pas candidats. Ne craignez-vous pas d’être à votre tour rappelée par les électeurs?

C’est effectivement un scénario qui m’inquiète. À 72 ans, j’estime que je dois laisser ma place à des plus jeunes et, même si ce n’est pas une décision facile, je souhaite aussi pouvoir profiter de ma retraite. Face à ce manque de candidats, il faudra à nouveau se poser la question d’une fusion. À l’époque (ndlr: en 2010, Corbeyrier s’était prononcé contre une fusion avec Aigle, Yvorne et Leysin), cette question avait totalement coupé le village en deux. L’ambiance était lourde après le vote. Mais les choses se sont calmées avec le temps. Beaucoup d’habitants ne veulent pas en entendre parler, mais il faut être conséquent: pour ne pas en arriver là, il faut que les gens s’engagent.