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SuisseLa période s’allonge pour trouver un nouvel emploi

Les demandeurs d’emploi ont besoin de davantage de temps pour retrouver un travail en raison de la crise du coronavirus, selon l’Association suisse de l’Outplacement.

Les quelque 5000 demandeurs d'emploi soutenus l'année dernière par l’ACF Suisse ont retrouvé un travail dans un délai moyen de 8,2 mois. (Photo d’illustration)
Les quelque 5000 demandeurs d'emploi soutenus l'année dernière par l’ACF Suisse ont retrouvé un travail dans un délai moyen de 8,2 mois. (Photo d’illustration)
KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le temps nécessaire pour trouver un nouvel emploi après un licenciement s’est sensiblement allongé en raison de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus, selon un relevé de l’Association suisse de l’Outplacement (reclassement).

Les quelque 5000 demandeurs d’emploi soutenus l’année dernière par l’association ont retrouvé un emploi dans un délai moyen de 8,2 mois, a précisé ACF Suisse jeudi dans un communiqué. En 2019, la période s’établissait à seulement 7,3 mois en moyenne.

«On peut supposer que la situation économique actuelle difficile résultant de la crise du coronavirus allonge le temps nécessaire à la réintégration» sur le marché du travail, a précisé l’association, qui a vu le nombre de dossiers d’accompagnement lui ayant été confiés bondir de 25%.

ACF Suisse a constaté que de nombreux spécialistes et cadres perdent leur emploi suite aux conséquences de la pandémie. Pessimiste, l’organisation «s’attend à ce que la situation continue à se détériorer et que pratiquement aucun secteur ne sera épargné en 2021». Les spécialistes anticipent même «une deuxième vague de licenciements au cours du semestre d’hiver».

Points positifs

Des points positifs subsistent cependant, notamment pour l’embauche des plus de 50 ans. Ces derniers ont en moyenne retrouvé un travail au bout de huit mois, ne nécessitant donc pas plus de temps pour retrouver un emploi que les autres catégories d’âge.

Pour rebondir, le réseau personnel s’est révélé efficace pour 45,4% des personnes soutenues par l’association, suivi par les annonces d’emploi (31,3%), les agences de placement (8,9%), le redéploiement interne (4,3%) et les candidatures spontanées (4,3%).

C’est le domaine des services qui a embauché le plus (49% des personnes accompagnées), après avoir été le premier pourvoyeur de demandeurs d’emploi, devant la branche de l’industrie (31,8%) et le secteur public (5,8%). Un peu moins d’un candidat sur dix a osé le saut dans l’indépendance.

ATS