«La peur du feu comme au Moyen Âge»
Des bougies oubliées dans un salon de massage seraient à l'origine de l'incendie qui a ravagé un quartier ancien.

Des petites maisons de deux ou trois étages contiguës. Des charpentes pluricentenaires. C'est dans un quartier ancien d'Aigle, entre la ruelle du Nord et la rue du Bourg, qu'un violent incendie s'est déclaré jeudi à 22h15. Selon nos informations, le feu a pris à la ruelle du Nord 6, dans un salon de massage situé dans les étages supérieurs. Des bougies oubliées auraient provoqué le sinistre. Une enquête est en cours pour déterminer le scénario précis d'un incendie dont les conséquences auraient pu être plus graves dans un vieux quartier vulnérable.
Habitants logés chez des proches
Personne n'a été blessé. Une agente de la Police du Chablais et un habitant, incommodés par la fumée, ont été emmenés à l'Hôpital de Monthey pour un contrôle. Environ 90 résidents du quartier ont dû sortir de leurs logements. «La plupart ont pu rentrer chez eux. Mais cinq maisons étaient trop endommagées pour que les habitants puissent dormir chez eux. Les occupants d'une dizaine de logements ont trouvé une solution chez des amis ou de la famille», déclare le syndic Frédéric Borloz. Il a suivi le travail des pompiers jusqu'à ce que les flammes soient maîtrisées, vers 3h vendredi matin. Et participé au réconfort apporté aux habitants, reçus dans une salle d'une école voisine.
«Comme au Moyen-Age»
«On comprend mieux la peur de voir tout un quartier s'embraser, comme au Moyen-Age», témoigne le syndic. «C'est une petite ruelle. Toutes les maisons se touchent. Les charpentes sont vieilles de 200 ou 300 ans. C'est une perte de matière historique même si les dégâts patrimoniaux auraient été plus graves dans le quartier de Jérusalem, où des passerelles relient les maisons au-dessus de la rue. A la ruelle du Nord, on voit de beaux encadrements en pierre. Il n'y a heureusement pas eu d'effondrement», explique Frédéric Borloz.
Maison et magasin ravagés
Serge Aegerter est le propriétaire d'une des maisons les plus touchées, entre la ruelle du Nord et de la rue du Bourg. Le feu est parti juste à côté de la bâtisse de trois étages ravagée dont la famille est propriétaire depuis 1971. Elle y exploite un magasin d'électronique et de télévision depuis 1976, à la rue du Bourg 30. Serge Aegerter n'habite pas sur place, mais ses parents oui, et il les loge chez lui à la suite de l'incendie: «Autrefois, il y avait une boucherie. Aujourd'hui, la maison est détruite et le magasin est hors-service», explique-t-il.
Il témoigne de la violence du sinistre, attisé par le vent nocturne: «C'était impressionnant. Les pompiers ont fait un super boulot, nous les félicitons pour leur travail extraordinaire. Sans leur efficacité, le feu se serait propagé plus loin», témoigne-t-il. Une habitante de la ruelle du Nord, qui vit en face des maisons les plus touchées, aux numéros 4 et 6, partage la même impression: «C'est un quartier où les maisons se touchent. Il y avait du foehn qui propageait les flammes. Mon fils, pompier, m'a donné l'ordre de sortir. Nous avons été bien entourés», raconte-t-elle.
Importants moyens
D'importants moyens ont été engagés, venus de toute la région et au-delà: «L'intervention a nécessité l'engagement de quarante-neuf hommes et douze véhicules des SDIS d'Aigle, Les Salines et Vouvry (VS), du personnel de l'ECA, du Détachement du poste médical avancé de Lausanne (DPMA), de sept policiers de la police du Chablais douze gendarmes, une ambulance du Chablais, et de cinq personnes de la PCI locale», précise la police cantonale vaudoise dans un communiqué.
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