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Canton de Fribourg
La police démantèle un trafic de kétamine

Themenbilder Kantonspolizei Fribourg am Freitag, 15. Mai 2015 in Domdidier. (KEYSTONE/Lukas Lehmann)
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La kétamine envahit le marché romand des stupéfiants. Cette semaine, le médecin cantonal vaudois Karim Boubaker se préoccupait de la hausse de la consommation de cette nouvelle drogue et annonçait vouloir lancer une campagne de prévention. Dans le canton de Fribourg, ce vendredi, la police communiquait l’arrestation de deux jeunes dealers, accusés d’en avoir écoulé cinq kilos de 2020 à 2023 dans la région bulloise.

L’ampleur du trafic présumé est «une première» pour le canton, déclare l’inspectrice et porte-parole de la police fribourgeoise Christa Bielmann. La présence de cet antidouleur pour cheval qui est détourné à des fins festives existe depuis une quinzaine d’années. Jusqu’à aujourd’hui, les quantités en jeu restaient modestes. Cette prise confirme la hausse généralisée de la consommation de ce produit en Suisse romande. En dépit des risques mortels.

Jeunes et suisses

L’enquête de la Brigade des stups fribourgeoise met en lumière le profil des usagers. Ils sont jeunes. Les deux dealers, de nationalité suisse, sont âgés de 22 et 23 ans. Ils vendaient leur marchandise dans leur entourage proche qui fréquente les festivals, principalement de musique électronique. Huitante jeunes consommateurs et revendeurs ont été entendus. Quatre d’entre eux sont mineurs (entre 16 et 17 ans).

Les prévenus, qui sont toujours en détention préventive se fournissaient en France. Au total, les enquêteurs ont saisi plus de 600 g de kétamine et 35 g de cocaïne. La première substance – qui peut se présenter sous forme de poudre blanche et se sniffe – pouvant servir à un produit de coupage pour la deuxième. Prise à petite dose, la kétamine produit les mêmes effets euphorisants que l’alcool. Une surconsommation provoque des hallucinations et des états hallucinatoires.

Prévention

À l’image de ce qui a déjà été décidé sur Vaud, le service du médecin cantonal fribourgeois réfléchit aussi à produire du matériel de prévention. «Rien n’est encore décidé, mais nous en avons déjà parlé», détaille Nicolas Dietrich, délégué cantonal aux questions liées aux addictions. Face à une augmentation de la consommation qui reste encore inférieure à celle d’autres substances plus classiques, il s’agit d’éviter que la situation ne se péjore.

La kétamine, qui est utilisée dans la médecine vétérinaire et humaine (notamment dans la psychiatrie), comporte de sérieux risques sur la santé si elle est ingérée sans contrôle. Les effets peuvent se manifester sur le système respiratoire, l’équilibre corporel. Le produit menace aussi la vessie et les reins. Certains effets peuvent être irréversibles.